Kwilu : le gouvernement central et la FAO volent au secours des déplacés de Kasaï à Kikwit

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Le gouvernement de la République  démocratique du Congo (RDC) via son ministère de l’Agriculture et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) viennent de voler au secours de plus de 20.000 déplacés de Kasaï. Il s’agit de ceux qui sont  actuellement dans la ville de Kikwit, province du Kwilu, dans le sud-ouest du pays.

Répartis dans neuf sites, ces déplacés, hommes, femmes, enfants, malades et femmes enceintes, demeurent, les uns dans des familles d’accueil, les autres regroupés dans des sites d’hébergement. Ils se doivent, grâce aux intrants reçus de la FAO et d’argent venu du gouvernement central, d’améliorer leur sécurité alimentaire via l’agriculture.

La cérémonie relative à la remise officielle des intrants a eu lieu lundi, 16 octobre dernier à Kikwit 4 au site de l’ONG Simba mosala Congo à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.  Il s’agit de 10.000 houes, deux tonnes et demi de graines de maïs, 1000 arrosoirs, 75 kilos de graines des légumes et de 300 kg de semences de base de maïs. A cela s’ajoute une importante somme d’argent venue du gouvernement central dont le montant n’a pas été révélé.

«Le Cadre ingéré de la classification de la sécurité alimentaire dégage plus de 30 pour cent de personnes en phase de crise alimentaire et de moyens d’existence aigus. Ce pourcentage concerne principalement les gens du Kasaï, Kasaï central, de la Lomami et de Sankuru. La crise s’étend aussi aux provinces de Tanganyika, de l’Ituri, du Maniema, du Kwango et du Kwilu. Plusieurs d’entre eux ont été secoués par de divers conflits intercommunautaires qui ont entrainé de nombreux de nombreux déplacés fuyant leurs zones des moyens d’existence à certains endroits», a déclaré Georges Kazadi Kabongo, ministre national de l’Agriculture dans son mot de circonstance.

Selon lui, «l’amélioration de la sécurité alimentaire ne peut se réaliser sans prendre en compte les efforts entrepris pour le développement rural des sites communautaires. En effet le développement rural a des moyens de subsistance et garantit  un meilleur accès au système de la protection sociale».

De son côté, le représentant de la FAO en RDC, a saisi cette opportunité pour montrer l’engagement de cette structure dans la lutte contre la faim : «La journée mondiale de l’alimentation nous permet aussi de montrer notre engagement en faveur du deuxième objectif du développement durable qui est de relever le défi de la faim zéro. Selon les études nous sommes la seule génération à avoir des moyens pour éradiquer la famine. Tout ça n’est qu’une situation de volonté de la part des acteurs au sein des nations. Le droit à l’alimentation fait partie des droits humains».

Il a fait savoir qu’«à moins de 15 années, le nombre des migrants a augmenté de 40 pour cent. La RDC n’est pas épargnée par ce phénomène. Il est parmi les pays du monde qui enregistrent des déplacés internes soit près de quatre millions de personnes. La zone de Kasai compte à elle seule plus de 1,5 million. Alors que le Tanganyka compte un démi million. Les femmes et les enfants ayant perdu leurs maris, leurs frères ou leurs pères sont majoritaire».

Quant à eux, les bénéficiaires se sont dits soulagés par ce geste de la FAO et du gouvernement congolais : «Nous vous remercions infiniment pour ce geste. La situation que nous avons connue restera inoubliable, gravée dans nos têtes. Merci aussi aux familles d’accueils pour leurs hospitalités et au Centre Simba mosala Congo qui nous a encadrés avec son personnel. Merci au ministère de l’Agriculture en collaboration avec la FAO en nous distribuant des intrants, des semences etc., car, dit-on, ventre affamé n’a point d’oreille. Nos espoirs et regards sont tournés vers vous», se sont-ils exprimés par la voix de leur porte-parole.

Le geste de la FAO et du gouvernement congolais arrivent après celui de l’Association pour le Développement et la Sauvegarde de l’Environnement (ADSSE), de la Croix Rouge via des repas chauds et quelques pécules ainsi que l’UNICEF qui s’adonne à la scolarisation des enfants des déplacés et des enfants non accompagnés.

Source : Media Congo

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