Kwango: le gouverneur élu toujours sur le banc de touche, les députés protestent !

0

Les députés provinciaux de Kwango viennent d’écrire au président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), avec ampliation au président de l’Assemblée nationale, au premier ministre, au vice-premier ministre en charge de l’Intérieur…, pour dénoncer la violation de l’article 80 de la Constitution qui stipule : « Le président de la République investit par ordonnance les gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces élus dans un délai de 15 jours conformément à l’article 198 ».

A les en croire, il y a violation délibérée et manifeste de l’article 80 de la Constitution car le nouveau gouverneur élu depuis mars 2018 n’est pas toujours installé.

En effet, rappellent-ils, par sa décision n°001 du 16 février 2018, la CENI avait publié un calendrier devant organiser les élections dans la province du Kwango, lesquelles élections ont été brillamment remportées par le ticket Kanys Makofi et Muteba N’swan respectivement en qualité de gouverneur et vice-gouverneur.

Et par respect à l’article 71 de la loi électorale, la CENI a annoncé les résultats provisoires le 28 mars 2018. Le vendredi 13 avril 2018, la Cour d’appel du Bandundu a publié les résultats et a notifié les intéressés définitifs en application stricte des articles 71, 75 et 173 de la loi électorale ; étant donné qu’elle n’a enregistré aucun recours en contestations des résultats. La CENI a transmis les dossiers physiques des candidats élus à la présidence de la République pour investiture depuis le lundi 23 avril 2018.

Malheureusement, constatent les élus provinciaux, depuis le lundi 23 avril à ce jour, la présidence de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, lésine à investir les gouverneur et vice-gouverneur élus, violant, de ce fait, les prescrits de l’article 80 de notre Constitution

A cause de cette impasse délibérément entretenue, la province présente un tableau suffisamment sombre détaillé par les traits ci-après : la province est dirigée aujourd’hui par un candidat malheureux à la dernière élection de mars 2018 ; ce gouverneur a.i démissionnaire est juridiquement limité qu’il ne peut engager la province pour autant qu’il expédie les affaire courantes ; il ne peut ni nommer, ni révoquer un membre du gouvernement ainsi que les cadres et agents des régies provinciales, des services publics provinciaux par respect à la théorie de l’acte contraire parallélisme de forme ; il ne peut contracter, ni prendre des engagements pour le compte de la province ; son attribut de candidat malheureux à l’élection de mars dernier dénote d’un manque de confiance criant et d’une absence avérée de collaboration sincère entre son gouvernement démissionnaire et l’organe délibérant ; cette situation malheureuse a créé un vide juridique et une crise d’autorité au sommet de la province en violation manifeste des articles 28,,63 et 65 de la loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.

A ce jour, concluent les 18 députés provinciaux signataires de la correspondance, la province naissante du Kwango est abandonnée à son triste sort, sans autorité  légalement établie, sans budget, sans programme d’action, bref sans boussole pouvant guider ses pas pour booster son développement tant attendu par les filles et fils du Kwango.

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire