Kwango : Kanys Makofi promet le décollage de sa province sur fonds propres

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Elu récemment, gouverneur de la nouvelle province du Kwango, Kanys Makofi Kabamba est déterminé à assurer une dynamique de modernité dans cette entité politico-administrative, en la dotant des infrastructures sociales de base et des ressources propres pour un meilleur décollage.

C’est en ces termes que le nouvel élu du Kwango, accompagné de son adjoint, Tyson Muteba N’swan Kayiman, a dévoilé la mouture de son programme de développement devant une foule nombreuse drainée après leur élection. 

Sur les antennes de la radio communautaire Toma, Kanys Makofi Kabamba n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, garant du fonctionnement régulier des institutions, père de la décentralisation qui a transformé l’ex-district du Kwango en une province. Il remercie aussi les dirigeants de sa famille politique, la Majorité présidentielle et les élus provinciaux pour la confiance placée en sa modeste personne. Ce, avant de les inviter à apporter tout leur appui au gouvernement de développement qu’il se propose de former dans un proche avenir.

En acteur de développement, Kanys Makofi a l’ambition de poser les fondements solides du décollage socioéconomique de la jeune province du Kwango bourrée d’énormes potentialités sur le plan hydrographique, géologique, agricole, faunique et florale et de par sa position géostratégique de porte d’entrée et de sortie de la capitale. Malheureusement, cette province est classée parmi les moins loties de la République à cause de nombreux goulots d’étranglement dont le manque d’infrastructures sociales de base et d’institutions bancaires devant financer les activités des petites et moyennes entreprises.

DOTER LE KWANGO DE RESSOURCES PROPRES POUR SON DECOLLAGE

Dans ses priorités, le tout nouveau chef de l’exécutif provincial veut doter le Kwango de ressources propres nécessaires à son décollage socioéconomique, notamment avec la nomination sans délai des animateurs de la Régie provinciale de cantonnage manuel (Serpek). Cela facilitera l’évacuation des produits agricoles dans les cinq territoires, maximisant par là même, la taxe sur l’évacuation de ces denrées. 

Il s’attellera également à la mise en place d’une fonction publique provinciale en vue d’instaurer la bonne gouvernance par l’identification de tous les fonctionnaires et l’obligation d’installer des divisions provinciales des services prioritaires ; la création d’une régie de transport routier Kenge-Kinshasa par bus aux conditions humainement acceptables ; l’ouverture des postes frontaliers le long de 1.200 km de frontière avec l’Angola dans le but de normaliser le commerce frontalier avec les provinces angolaises de Uije, Malange, Lunda Norte. A la clé, il y a cette volonté d’ouvrir 8 marchés frontaliers à l’instar de Lufu dans la province du Kongo central.

PORTRAIT DE NOUVEAUX ELUS

Mais qui sont ceux qui président désormais aux destinées de la province du Kwango issue du démembrement de l’ex-Bandundu ? M. Kanys Makofi Kabamba est licencié en Orientation scolaire et professionnelle à l’Université Pédagogique nationale (UPN) depuis 2000. Après avoir été soumis à une formation sur l’audiovisuel à la RTNC, il fourbit ses armes à la Radiotélévision Sango Malamu (SSM). En 2012, il quitte Sango Malamu pour monter une agence conseil en communication dénommé « Médias Mak ». En juin 2017, il lance la première chaîne de télévision « Congo Santé et Développement CSD tv » émettant depuis la cité de Kenge. 

Acteur de développement, il est à la tête de plusieurs initiatives qui imposent sa notoriété tant à Kinshasa que dans le Kwango. Il est promoteur d’un centre hospitalier à Mawanga en territoire de Kasongo-Lunda ; d’un restaurant moderne dénommé « Kanys Makofi », devenu un lieu de référence dans la ville de Kenge ; d’une ferme agricole à Mbankana ; d’un centre pédiatrique à Masanga-Mbila (Mont-Ngafula) ; de l’école primaire Kasaku à Mikondo (Kimbanseke), etc.

Quant au vice-gouverneur Tyson Muteba N’Swan Kayiman, il est aussi détenteur d’une licence en Langues africaines de l’ISP Gombe. Admis au rang d’inspecteur, il a exercé comme inspecteur principal à l’Inspection générale SENARFOR. 

Les nouveaux élus ont donc huit mois pour imprégner leur vision managériale dans la province du Kwango et laisser des traces indélébiles, avant les prochaines élections provinciales prévues au mois de décembre prochain. 

Source: http://www.mediacongo.net/

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