Kongo-Central: le projet Inga 3 divise les populations riveraines

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Depuis l’annonce, par le Gouvernement  congolais, du Projet de construction d’Inga 3, les populations des villages situés sur le site du barrage hydroélectrique d’Inga et ses environs et qui, pour besoin de la cause, bénéficient de l’appui des ayants-droits fonciers et coutumiers, promettent de barrer la route à ses initiateurs et accusent ces derniers de ne voir que leurs intérêts au détriment de ceux des populations locales.

Les habitants de ces villages ont exprimé leur désapprobation quant à la manière de faire de l’Etat congolais qui, en initiant le projet Inga 3 pourtant d’une importance capitale, devrait d’abord les informer au préalable puisque directement concernés par les divers impacts négatifs dudit projet.
A noter que lors de l’évaluation de ce projet par les experts de la Banque Mondiale, ces derniers dont la maitrise en cette matière n’est  plus à démontrer, n’ont pas hésité, au terme de leurs études de faisabilité, de classer ledit projet dans la catégorie A.

Cela, au vu des effets jugés négatifs que ce projet aura à engendrer notamment sur l’environnement de l’ensemble du site d’Inga. Surtout que sa mise en œuvre favorisera davantage la délocalisation des populations vers un nouveau milieu de vie, avec toutes les pertes possibles de tout ce qu’elles ont eu déjà investi dans leurs milieux actuels. C’est l’une des raisons qui a d’ailleurs poussé François Vangu, Président de la Convergence pour les droits et intérêts des communautés locales d’Inga, CODICLI acronyme, structure regroupant les populations desdits villages, de remettre en cause ce projet.

Car,  si les communautés locales se laissent faire, le projet Inga 3 pourrait les priver des terres arables, alors qu’elles avaient déjà tout cédé en faveur des Projets Inga 1 et 2 pour lesquels ces populations riveraines gardent encore de  mauvais souvenirs puisque n’ayant pas trouvé leur compte jusqu’à ce jour. Alors qu’en leur qualité d’ayants-droits coutumiers incontournables, ces populations devaient tirer de  gros bénéfices d’Inga 1 et 2.

Ce qui n’a jamais été le cas, selon François Vangu.

Pendant que les populations riveraines  ne veulent plus entendre parler du Projet Inga 3, certaines organisations de la société civile mènent curieusement des actions en catimini tendant à diviser les populations locales d’Inga en se substituant à de faux ayants-droits coutumiers. Ces organisations vont jusqu’à faire diffuser des informations à travers quelques médias sans avoir obtenu au préalable l’aval de véritables ayants-droits coutumiers officiellement reconnus par l’Etat congolais.

Face à cette situation, les communautés locales lancent un cri d’alarme en direction du Gouvernement de la République qui doit non seulement protéger au plus vite leurs droits et diligenter des concertations avec toutes les parties prenantes,  afin que les unes et les autres puissent trouver leurs comptes.

Source : Media Congo

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