Kisangani : les conducteurs des motos taxi s’opposent à la présence des éléments de la PCR dans les carrefours du centre-ville

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Cette situation fait suite aux échauffourées du 21 au 23 mai dernier entre les éléments de la Police de circulation routière (PCR) et les conducteurs des motos de la ville de Kisangani.

Le comité provincial de sécurité avait alors pris, depuis le 23 mai dernier, la décision de retirer les éléments de la PCR dans les carrefours et d’autres artères de la ville dans le souci de préserver la paix et la tranquillité dans la ville.

Et cela pendant deux mois, baptisée « Courtoisie routière ».

Pendant cette période, les taximen devaient se mettre en ordre en se procurant les documents officiels requis en matière de circulation routière. Notamment permis de conduire, plaque d’immatriculation, gilet distinctif et casque de protection.

Dans un message radio-diffusé à la RTNC, le vice-gouverneur de province a tenu à clarifier le rôle de la PCR pendant cette période de courtoisie routière.

Selon Gaspard Bosenge, elle devrait se limiter seulement à la règlementation de la circulation routière sans toutefois procéder au contrôle de routine sauf en cas d’accident pendant le reste de temps convenu. 

Curieusement, ce mardi 5 juin, deux semaines après, le même comité provincial de sécurité a décidé dimanche dernier, de remettre la PCR sur la route.

Cependant, leur présence est mal digérée par les conducteurs des motos qui continuent à protester bruyamment.

Ce mercredi 06 juin, ces conducteurs des motos ont chassé avec des pierres les éléments de la PCR postés en grand nombre sur le boulevard du 30 juin, au carrefour dénommé « Espace 3000 ».

Ils ont érigé sur ce rond-point un robot mannequin représentant un agent de roulage.

Aucune autorité n’a encore réagi sur ce comportement 

Rappelons que les manifestations des conducteurs des motos du 21 au 23 mai dernier étaient déclenchées de suite d’une bousculade quasi mortelle d’un de leurs par un élément de la PCR. 24 heures après, c’est une dame qui sera fauchée par une balle tirée par un commissaire adjoint de la police au cours d’une opération de rétablissement de l’ordre public.

Des dégâts matériels avaient été également enregistrés dans la ville.

Source: http://www.mediacongo.net/

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