Kinshasa: L’interpellation du ministre provincial en charge de la sécurité rejetée par la plénière de l’APK

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Les députés de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), ont rejeté, lors de la séance plénière de vendredi, par 15 voix pour, 9 contre et 9 abstentions sur 33 votants, l’interpellation du député Eliel Itongua ayant trait à la situation de l’insécurité dans la ville de Kinshasa, adressée au ministre en charge de la Population, sécurité et décentralisation, Emmanuel Akwety Kipoy.

L’élu de Kinshasa a estimé que lors de ses interventions des 15 et 23 mai 2018, le ministre Akwety à l’hémicycle, ce dernier « n’a pas répondu comme il se doit aux questions liées à la sécurité qui nous préoccupent au plus profond de nous et auxquelles il n’a daigné donner de réponses précises ». D’où, conclut-il, a-t-il été obligé de transformer cette question orale avec débat en interpellation.

Dans sa réponse, le ministre Akwety a, de prime abord, circonscrit le concept « sécurité » qu’il a définie comme étant « un ensemble des dispositions prises pour assurer la protection des personnes et des biens contre le danger de toute nature », avant de relever le caractère transversal de cette matière, impliquant plusieurs secteurs de la vie nationale.

Ainsi, son ministère ne peut à lui seul ne peut concevoir une politique pour mettre fin à l’insécurité. Aussi, a-t-il révélé, l’existence du Comité provincial de sécurité, une structure au sein de laquelle « on conçoit et on élabore des stratégies et des dispositions pour faire face à toutes les questions de sécurité dans la ville de Kinshasa ».

De la situation sécuritaire dans la ville de Kinshasa

Le ministre Akwety (c) a repondu aux parlementaires provinciaux qu’il ne peut à lui seul concevoir une politique pour mettre fin à l’insécurité qui règne à Kinshasa.

Le ministre provincial a fait remarquer que la sécurisation de la ville de Kinshasa est traitée conjointement au niveau du gouvernement central et provincial qui donne des recommandations qui sont mises en œuvre par son ministère. S’agissant de la politique envisagée pour éradiquer le phénomène « Kuluna » dans le temps, le ministre provincial s’est appesanti sur ce nouveau type de délinquance avec en toile de fond, ses manifestations, son modus operandi, avant donner les pistes de la prise en charge de ces jeunes délinquants.

Cette prise en charge, a-t-il souligné, est assurée à trois niveaux à savoir : la prévention par la sensibilisation, l’éducation et la conscientisation ; la répression avec l’intervention de la police et des instances judiciaires et la réinsertion à travers les structures d’encadrement et d’hébergement.

Il est difficile, a reconnu le ministre provincial, d’envisager une politique de lutte à court, moyen et long terme de lutte contre ce phénomène parce que celui-ci est dynamique et les méthodes, les stratégies, le modus vivendi et le modus operandi change selon les circonstances et les périodes. Aussi, il est ardu de donner à la population le degré de sécurité exigible du point de vue technique et de la localisation géographique.

Quant aux actions menées par le gouvernement provincial pour améliorer la situation sécuritaire de la ville de Kinshasa, le ministre Akwety a fait savoir que la collaboration de son ministère avec les autres services impliqués dans cette lutte, lui a permis d’établir la cartographie des écuries des « Kuluna », d’organiser des opérations ciblées pour démanteler les groupes de malfaiteurs et autres bandits.

Pour ce faire, il a réitéré sa stratégie visant à impliquer toutes les couches sociales afin que le combat contre l’insécurité soit mené en synergie avec les hommes politiques, les services de sécurité, les leaders d’opinion, les médias, et les acteurs de la société civile.

Source: http://www.mediacongo.net/

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