Kinshasa: l’habillement de la jeune fille continue à scandaliser

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L’habillement de la jeune fille aujourd’hui devient intolérable. Il s’observe que s’habiller mal en gardant les cuisses exposées, devient la caractéristique des jeunes filles à Kinshasa. Une situation insupportable, déplorent les observateurs, à laquelle s’ajoute la poitrine exposée.

D’après madame Henriette, enseignante au Lycée Shaumba de la Gombe, dans l’ancien temps, il n’était pas courant de voir une fille être mal habillée. C’était plus des confections en pagnes et plusieurs parents emmenaient leurs filles dans des boutiques d’habillement pour leur acheter une ou deux robes par mois.

« Cela permettait aux parents de contrôler, du fait même, la tenue de la fille. Mais aujourd’hui, non seulement les parents n’ont plus de moyens financiers nécessaires, ou encore suffisants pour effectuer leurs besoins ainsi que prendre soin leurs familles, voilà le scandale », a ajouté madame Henriette.

Elle poursuit en disant qu’aujourd’hui, les enfants partent eux-mêmes à la tombola (la friperie), au marché central, et se choisissent des habits indécents. « C’est soit des courtes jupes, soient des décotés et nous avons des filles mal habillées. Je dirai même très mal vêtue. La femme doit se respecter et même la jeune fille parce qu’elle doit se préparer à être une femme vertueuse et respectable », a fait voir Evodie Menga, élève en 5ème des humanités au collège de la Salle situé dans la commune de Gombe.

Aujourd’hui, presque tout le monde se plaint au sujet de l’habillement de la jeune fille et, avant d’y remédier se serait mieux de rechercher la source de cette mauvaise habitude.

Quand est-ce que cela a commencé ?

La fille d’aujourd’hui veut se mettre à la page et s’habille selon Facebook

Evodie Menga évoque que c’est depuis que la jeune fille s’est mise à suivre les chaines de télévisions étrangères. Elle veut se mettre à la page, s’habille selon Facebook et veut suivre la mode même si cet habillement ne la fait pas respecter. « La fille d’aujourd’hui veut mettre les « kata fumbwa », qui sont les pantalons découpés au niveau des cuisses. Donc, ça ne couvre que la face c.-à-d. face arrière du corps.

Si ce n’est pas ces « kata fumbwa », c’est soit de petites culottes où elle expose ses cuisses. En entièreté, la jeune fille n’a plus horreur d’exposer son corps. La mode en soit n’est pas mauvaise, suivre les stars de la télé n’est pas aussi mal mais, c’est en voulant imiter leurs styles d’habillements que la jeune fille se méconduit », a renchérit la jeune élève.

A Evodie de signaler encore que des stars étrangères ont des habillements de scène, c’est-à-dire qu’il y a des accoutrements qu’elles ne mettent que pour tourner des clips et après c’est fini. Mais la jeune fille congolaise voit seulement la Star mettre un quelconque vêtement. Elle-même est capable de voler ou de se prostituer juste pour pouvoir acheter cet habit qu’avait porté la star.

La mode des Kardashiens presque toutes les filles veulent s’habiller comme eux donc même ces stars s’étaient mises à moitié nue la jeune fille de Kinshasa se permettra de s’habiller textuellement comme elles alors que nos cultures se diffèrent nous ne sommes pas obligés de suivre les styles d’habillements étrangères .

Que faire pour y remédier ?

Kinshasa: l’habillement de la jeune fille continue à scandaliser

La mode doit être le souci et la préoccupation de tous

La mode et le mass-média sont des choses qui ont si longtemps pris la place des parents et des éducateurs. Et Donc, la jeune fille est vraiment exposé à ça et la conscientiser encore et encore jusqu’à ce qu’elle change, cela prendra vraiment du temps mais il va falloir être vraiment patient et la jeune fille finira par comprendre.

Cela doit être le souci et la préoccupation de tous, c.à.d, les parents, l’église, les medias, le ministère du genre et famille doivent tous mettre la main dans la patte pour arrêter cela. C’est une « maladie » qui peut aussi finir.

La jeune fille doit se faire respecter pour qu’on la respecte. Elle crie à tout moment « violence faite à la femme », alors qu’elle est, elle-même, auteur de ces viols. Elle expose à tout moment son corps et ensuite se plaint qu’elle est victime de l’acte. La jeune fille doit changer son habillement, à la limite d’une manière respectable.

Source : Media Congo

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