Kinshasa: les marchands interdits de vendre le long des artères principales

0

L’opération « Kin Bopeto » (Kin ville propre, en lingala) revoit le jour avec le nouveau gouverneur de la ville Gentiny Ngobila

Les petits commerçants du boulevard Lumumba et de l’avenue Kasa-Vubu ont été surpris par les agents de l’ordre, ce lundi 13 mai, qui les ont chassés de leurs lieux de négoces en emportant leurs marchandises pour les uns et détruisant voire les étals pour les autres.

Les commerçants ambulants et ceux qui opèrent sur le long des artères principales crient au désarroi. Nombreux ont perdu leurs marchandises arrachées ou brûlées, comme c’est le cas au rond-point Moulaert, les policiers ont mis à feu les bureaux des changeurs de monnaie et détenteurs des cabines téléphoniques.

Selon la police, ces petits commerçants n’ont pas le droit d’exposer leurs marchandises au bord de la route au motif qu’ils salissent la ville.

Du côté de la population, divers avis émergent.

Les victimes se plaignent de ce comportement « réduisant à néant leurs efforts. Sans emploi, nous évoluons dans l’informel pour subvenir, au jour le jour, au besoin des nôtres ». Et d’ajouter « l’État doit en amont créer des emplois. Nous occupons les artères pour être à proximité des différents consommateurs afin de mieux vendre. Ils nous chassent sans nous proposer une alternative. Au lieu de s’attaquer aux conséquences, il vaudrait mieux attaquer la cause ».

Pour elle, l’État doit commencer par l’essentiel à l’instar de la sécurité et le social de la population. « L’autorité devrait s’occuper des déchets qui inondent les chaussées, les mêmes sur lesquelles nous travaillons n’a pas l’air de l’inquiéter », se défendent-ils.

Pas d’accord avec ces derniers, une frange de la population approuve la décision de l’autorité en ces termes : « lorsqu’on a la fièvre, on se rend à l’hôpital et le médecin avant d’en diagnostiquer la cause, trouve des voies et moyens pour stabiliser la température ». C’est ce que fait notre ville « on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs, cette décision vient résoudre une partie de l’insalubrité qui caractérise la ville ». « Cependant, triste est de constater que ces mesures ne semblent pas si efficaces dans la mesure où quelques jours suffisent pour les voir à nouveau vaquer librement à leurs occupations », regrette-t-elle.

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire