Kikwit : les Educateurs à la vie cadres scolaires outillés pour améliorer leur travail

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Les éducateurs à la vie cadres de l’enseignement primaire de la ville de Kikwit, province du Kwilu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) sont désormais outillés afin d’améliorer leur prestation et que la population ait une éducation de base de qualité de tout homme et de tout l’homme. La formation y afférente a duré six jours dans la salle FOCOLARI au Plateau de Kikwit dans la commune de Lukolela et vient de s’achever il y a quelques jours.  

Organisée par le ‘’Centre provincial Education à la vie’’ (CPEV), cette formation a permis aux participants de connaitre la genèse même de l’Education à la vie et  à avoir des leitmotivs basiques de nature à transformer, petit à petit, l’éducation des enfants qui sont l’avenir du pays et de la société.

En effet, «Nous vivons un temps particulièrement difficile, un temps de crise profonde et générale. Cette crise secoue particulièrement les familles, les enfants et les jeunes. Elle se traduit à travers des menaces et des antivaleurs, met tout le monde dans une situation de dérive. Aujourd’hui enfants et jeunes jouent comme dans un monde sans boussole. Devant le phénomène de la mondialisation et ses corolaires, dont la nouvelle éthique mondiale et de la nouvelle technologie de l’information et de la communication, les parents se sentent désarmées, désemparés, car n’ayant pas été, pour la plupart, préparés pour confronter cela. Beaucoup ont carrément démissionné, non sans remords, de leurs responsabilités parentales», a expliqué Suzane Kuzatuka, bourgmestre de la commune de Kazamba et cheffe du CPEV pour justifier le bien-fondé de l’organisation de cette formation.

Selon elle, c’est le moment vraiment où la société a plus besoin des personnes de valeur, des responsables capables de promouvoir une politique de protection, de la culture de la paix, des respects des droits humains et de la vie, de promouvoir l’amour du prochain, la justice, l’équité, valeurs sans lesquelles toute société est voué à l’échec.

La formation a été une occasion propice pour les participants afin de comprendre le profil d’un bon éducateur, le programme scolaire de l’éducation à la vie ; la sexualité, la génitalité et l’hérédité ; l’image de l’homme et de la femme ; la sexualité animale et végétale, le corps de la femme et ses organes féminins ; le corps de l’homme et ses organes masculins ; les relations interpersonnelles ; les valeurs humaines à transmettre ; les risques des grossesses et de la maternité chez les adolescentes ; l’intégration de l’environnement dans les branches scolaires ; les techniques de l’animation…

Afin de bien assimiler les connaissances acquises, les éducateurs à la vie cades scolaires se sont entrainés en réalisant des micro-leçons sous la supervision des formateurs.

«Je salue cette formation. Vous avez une lourde tâche. Vous devez commencer à jeter des bases solides en cette matière. Il faut une bonne éducation pour notre société. Vous avez un grand travail auprès de notre jeunesse. Beaucoup de familles ignorent encore des bonnes valeurs, car des antivaleurs prédominent. Je suis content du fait que la parole de Dieu accompagne cette activité», a indiqué le maire du Kikwit dans son intervention.

Mutangu a estimé qu’il est temps d’améliorer ce qui mérite de l’être dans un temps record étant donné que c’est la fondation qui soutient le reste de la maison. Il est donc impérieux que cette fondation, c’est-à-dire les enfants, aient une bonne base éducative.

«Je suis au milieu de ceux qui sont déjà mariés. Des connaissances acquises vont très bien m’aider à enseigner les enfants du quartier et mes propres enfants lors que je serai mariée» se réjouit Mimi Langeta, une des éducatrices à la vie à l’école ‘’Petite flamme’’ de Kikwit.

«Je viens d’ajouter un plus dans mes connaissances. Cette formation va permettre de faire changer la vie dans mon foyer, dans mon quartier ainsi que là où j’enseigne», indique Maurice Kilunga, un autre éducateur à la vie.

Prenant la parole  au nom des particiipants et de la coordination des œuvres sociales ‘’Petite Flamme’’, Jean de la Croix Kuvula, responsable du Mouvement des Focolari du diocèse de Kikwit, a remercié sincèrement les organisateurs de cette activité : «Cette formation a été très bénéfique pour nous tous. Avec cette formation nous sommes maintenant capables de réaliser une éducation intégrale. Nous souhaitons cette formation puisse être continue», a-t-il déclaré.

Source: http://www.mediacongo.net/

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