Kikwit : L’AFC éveille la conscience des femmes sur le leadership féminin, les élections et les droits humains

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L’Action féminine chrétienne du Congo (AFC), une des branches du Mouvement ouvrier chrétien du Congo (MOCC) dans le grand Bandundu monte au créneau. Evoluant au sein de la société civile dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) à l’instar d’autres provinces du pays, l’AFC est à pied d’œuvre pour éveiller la conscience des femmes concernant leur position  face à la démocratie, aux droits  et à la bonne gouvernance.

Une conférence-débat, à ce sujet, a été organisée, il y a quelques jours,  dans l’Immeuble de la Commission Justice et Paix (CJP) du diocèse de Kikwit, l’actuel  siège social du MOCC dans la commue de Lukemi.

Jeannette Kana-Kana, bourgmestre de la commune de Nzinda, Célestin Sindani, bourgme de Lukemi ainsi que des femmes leaders et des responsables des plusieurs sections de l’AFC ont été présentes à cette activité citoyenne. Ces sections sont installées dans les quatre communes que compte la ville de Kikwit ainsi qu’aux faubourgs immédiats.

«Par cette conférence, nous voulons, à tout prix, éveiller la conscience des mamans et jeunes filles par rapport à la démocratie, aux élections et leurs droits. Après l’éveil de la conscience, la femme de Kikwit doit participer aux activités politiques, économiques, civiques, électorales à l’instar des hommes. Elle doit être aussi candidate ou électrice capable d’opérer un choix judicieux des dirigeants qui devront présider à la destinée du pays. Ces femmes ont l’obligation de faire la restitution des matières reçues à leurs bases respectives», a expliqué Blandine Benge, présidente de l’AFC.

Quatre sujets au total ont été développés lors de l’activité précitée. Arsène Ngondo, président de la CJP du diocèse de Kikwit, a axé son intervention autour des ‘’élections, un des piliers de la démocratie’’.

Tout en comparant les élections à la fondation d’une maison à construire, Ngondo à invité les femmes à être partie prenante dans les enjeux démocratiques pour l’émergence du pays. «L’ignorance fait que beaucoup de femmes soient en marge de la démocratie, des élections, et aient du mal pour réclamer leurs droits », a-t-il déclaré tout en donnant également des qualités et les défauts d’une femme dans la société.

Quant à elle, Viviane Lengelo, présidente  du Réseau des femmes en action pour le développement intégral  a abordé un sujet intéressant : ‘’La participation de la femme aux élections’’.

«2018 est une année électorale. Les femmes doivent effectivement participer aux élections et quitter les anciennes habitudes qui sont mauvaises. Il y a des lois et d’autres instruments nationaux et internationaux qui protègent les femmes et leurs droits. Etant donné qu’elles  constituent 52 pour cent de la population congolaise, elles doivent bien se préparer pour réussir les élections à venir. Merci pour votre forte participation aux opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs qui se sont déroulées dans le calme à Kikwit. Continuez sur cette lancée», a-t-elle martelé.

Le troisième sujet était celui développé par Adeline Kilapi et Justine Kakesa, anciennes jocistes et cadres de la Dynamique de la jeunesse féminine congolaise, une des structures citoyennes de développement  de la province du Kwilu. Le sujet abordé était libellé en trois mots : ‘’Le leadership féminin’’.

Les deux oratrices, après avoir donné le contenu sémantique du terme ‘’Leadership’’, ont élucidé les trois voies à suivre pour devenir leader : ‘’Sources traditionnelles ; sources légales et sources charismatiques’’.

Kilapi et Kakesa se sont évertuées de donner des qualités d’une femme leaders : le courage, la compétence ; la capacité d’être meneur ; l’honnêteté ; le fait d’être exemplaire etc.

Le dernier sujet était animé par Raymond Kitako, président du Réseau de l’Education civique au Congo dans la province du Kwilu. Il a axé son intervention sur ‘’Le choix et le profil d’un bon candidat’’.

A l’amorce du sujet, Kitako s’est insurgé contre certaines tares qui gangrènent le pays : le tribalisme, la corruption, le népotisme, l’achat des consciences, le détournement des deniers publics etc. Tout le monde, y compris les femmes, doit mettre la main à la pâte pour éliminer ces antivaleurs. Car les femmes paraissent, selon lui, faciles à manipuler.

Concernant le profil d’un bon candidat, il a évoqué les éléments ci-après : la compétence ; un meilleur Curriculum vitae ; un bon niveau d’étude ; être un rassembleur ; l’intégrité morale et physique ; un être expérimenté ; être dévoué pour la cause d’autres ; le patriotisme ; être solidaire ;  être conciliateur ;  être non violent ; Avoir un sens aigu du respect des biens communs ; respect la parole donnée…

«Ce qui m’a personnellement touchée parmi tous les enseignements, ce sont des points positifs et négatifs des femmes à la maison, au travail, dans la communauté. Je demande aux mamans d’être courageuses. La femme doit faire attention aux différentes manipulations», a déclaré Wivine Mesa, une des femmes leaders.

De son côté, maman Josée Mumbanda a succinctement réagi : «Je suis contente d’avoir maintenant des connaissances sur la démocratie et sur les droits des femmes et le leadership féminin. Je vais mobiliser les mamans pour qu’elles soient debout et fassent un bon choix lors des élections».

Source: http://www.mediacongo.net/

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