Kasaï-Oriental : la femme toujours sous représentée dans les institutions politiques

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Dans la vie politique active, la représentativité de la congolaise est très faible, ce qui est non sans conséquence sur la prise des décisions surtout en ce qui concerne les questions spécifiques sur la femme.

Bien que la Constitution du pays consacre la parité en son article 14 qui stipule : » La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’État garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions, et cela dans tous les secteurs de la vie nationale », sur le terrain cette disposition constitutionnelle est loin d’être réalisée. Les femmes sont toujours sous représentées en dépit de quelques avancées.

Selon le résultat de l’enquête sur la résolution 1325 de l’ONU réalisée par le conseil provincial de la femme et les organisations féminines du Kasaï-Oriental, moins de 10% des femmes participent au processus politique de la province. Les femmes sont donc sous représentées. Cette sous représentativité de la femme est non sans conséquence sur la prise des décisions surtout en ce qui concerne les questions spécifiques sur la femme. Réagissant aux résultats de cette étude, la ministre provinciale du Genre, Famille et Enfant, Delor Kaleta, souligne :  »Ce résultat ne favorise aucunement la mise en œuvre de la résolution 1325 dans cette partie du pays ».

Delor Kaleta insiste sur le fait que, pour changer la donne sur le terrain, des efforts doivent encore être fournis. Il faut alors mettre en place des stratégies qui permettront d’augmenter le nombre des femmes dans la vie politique active. Cette étude propose aussi des pistes des solutions pour remédier à la sous représentativité des femmes dans le processus politique. Il s’agit notamment de l’organisation des campagnes de sensibilisation qui doivent être menées en faveur des femmes. Ces campagnes viseront notamment à augmenter l’intérêt des femmes aux activités politiques et à briser ainsi les barrières culturelles qui constituent des véritables écueils quant à l’épanouissement des femmes dans la vie politique.

Source : Media Congo

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