Justice : le Grec Stoupis en passe de relancer le dossier l’opposant à Moïse Katumbi

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Les avocats d’Alexandros Stoupis ont annoncé, le 5 mai, leur intention de se rendre dans les prochains jours à Lubumbashi, pour relancer le dossier « spoliation d’immeuble » opposant leur client à l’ex-gouverneur du Katanga, faisant ainsi fi de l’arrêt de la Cour de cassation annulant le jugement rendu par défaut, le 2 juin 2016, par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo.

Nouveau rebondissement dans l’affaire de spoliation d’immeuble pour laquelle Moïse Katumbi avait été poursuivi en justice par le sujet grec, Alexandros Stoupis. Alors que beaucoup ont crié à la victoire après l’arrêt de la Cour de cassation du 17 avril 2019 sous RP 185/1501 annulant le jugement RPP 7652 rendu par défaut le 2 juin 2016 par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo, les avocats de Stoupis ont recadré les choses, apportant ce qu’ils pensent être la vraie information au public. L’essentiel de leur message, livré le 5 mai devant la presse, porte sur la relance imminente du dossier.

Pour eux, ce dossier reste encore pendant d’autant plus que la Cour de cassation, par son arrêt, n’a pas du tout innocenté l’ancien gouverneur qui, par dessus-tout, reste toujours poursuivable. « La Cour de cassation n’a pas tranché. Les faits restent intacts. Les litiges restent entiers », ont-ils martelé, tout en précisant que « le juge de la cassation a plutôt anéanti l’œuvre du premier juge au motif qu’il y a eu dol ». Autant dire que, du point de vue de la défense de Stoupis, Moïse Katumbi qu’une certaine opinion présentait, d’ores et déjà, comme acquitté dans cette affaire et dont le retour au pays s’annonçait pour imminent, est toujours dans le collimateur de la justice. Le dol déploré et supposé dans ce dossier se trouverait, d’après les avocats de Stoupis, dans le chef de la présidente de la chambre, le juge Chantal Ramazani Wazuri, actuellement en fuite à l’étranger.

Si l’arrêt controversé de la Cour de cassation a été motivé, entre autres, par le flux des recours dont celui de prise à partie introduit par les proches de Katumbi, il est tout aussi vrai qu’il s’agit « d’une affaire privée entre un expatrié propriétaire avéré et un autre compatriote qui n’a rien avoir avec les faits politiques ». D’où l’exhortation des avocats de Katumbi appelant à la dépolitisation de cette affaire. Interpellant le chef de l’Etat en tant que garant de la Constitution et des droits de tous, ils l’ont prié « de  faire en sorte que cette affaire ne soit pas politisée ».  

Pour le collectif d’avocats de Stoupis, leur client est en droit de revendiquer sa propriété, ou mieux, le droit qui lui est garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo. « Ce qu’il exige est simple, c’est de rentrer dans ses droits, c’est-à-dire récupérer la parcelle familiale ou la contre-valeur augmentée d’un dédommagement conséquent. A défaut de quoi, il saisira sans autre avertissement, les cours et tribunaux, dans les meilleurs délais », a indiqué le bâtonnier Cyprien Mbere Moba.

Légendes et crédits photo : 

Moïse Katumbi Chapwe

Source : http://www.adiac-congo.com/

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