Justice: le frère du président, Jean Claude Kyungu Kabila, libéré

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Le président de l’Union nationale des Congolais engagés (UPCE) a été relaxé, le 6 août dans la soirée, au terme de près de dix-huit mois de détention.

La libération de Jean Claude Kyungu Kabila, le jeune frère du président Kabila, est une bonne nouvelle pour tous les membres de l’UPCE et ses proches. Cet acteur politique qui avait, jusque-là, les ambitions pour la présidence de la République a été libéré quarante-huit heures avant la clôture de dépôt des candidatures pour l’élection attendue au 23 décembre.

À en croire ses proches, Jean-Claude Kabila sort de la prison avec la détermination d’aider le peuple congolais à vivre son rêve grâce à son projet de société fondé sur la social-démocratie. Mais on attend encore de lui qu’il fixe l’opinion sur ses ambitions politiques.

Une arrestation politique ou judiciaire ?

Il est rappelé que Jean-Claude Kyungu Kabila avait été arrêté, le lundi 13 février 2017, à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il revenait d’une mission d’implantation de son parti dans le Haut-Katanga. Des témoins cités en ce temps-là avaient affirmé qu’il avait été interpellé par des hommes en civil non autrement identifiés, qui l’avaient conduit vers une destination inconnue et l’avaient brutalisé.

Ses proches avaient, pour un premier temps, noté qu’ils avaient eu accès à certaines informations le concernant, laissant entendre que le président national de l’UPCE, arrêté pour des raisons que le parti et ses collaborateurs ignoraient, avait été au départ gardé dans un cachot de la police à Gombe, où il a été incarcéré jusqu’ au 16 février 2017.

Alors que l’UPCE, formation politique dûment enregistrée au ministère de l’Intérieur, n’avait pas encore fait son grand déploiement à travers le pays, Jean-Claude Kyungu avait effectué une sortie remarquée, le 4 janvier 2017, à Kinshasa lors du lancement de son parti politique. Il aurait, à cette occasion, annoncé que l’UPCE avait l’ambition de rafler la majorité des sièges à l’Assemblée nationale et dans les Assemblées provinciales à l’issue des prochaines élections législatives. Dans une récente publication, « La Libre Belgique », citée dans la presse kinoise, l’avait présenté comme le probable dauphin du président de la République, Joseph Kabila. Une affirmation que Jean-Claude Kabila avait, en son temps, vite fait de démentir.

Mais, pour le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice, Me Georges, on reprocherait à Jean-Claude Kyungu Kabila de mener des activités politiques dans la province du Katanga sans parler du chef de l’État. « Pour justifier sa détention illégale, on lui aurait collé une affaire imaginaire d’escroquerie et de viol », a soutenu ce juriste lors d’une rencontre avec la presse à Kinshasa. Cette ONG avait, en plus, exigé des enquêtes judiciaires pour que les auteurs de cette détention arbitraire soient déférés devant les juridictions compétentes.

 

Source: http://www.mediacongo.net/

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