Justice : deux cents faussaires extirpés de la magistrature

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Le ministre de tutelle, Alexis Thambwé Mwamba, avait promis de sortir de la corporation ceux qui ne devraient pas y être pour n’y maintenir que des vrais magistrats. C’est chose faite depuis le week-end dernier, à la faveur des ordonnances signées par le président de la République.

C’est une véritable purge à laquelle vient de se livrer le chef de l’Etat, Joseph Kabila, dans le corps de la magistrature gangrené jusqu’à un passé récent par ceux qu’il convient de qualifier de moutons noirs. En effet, il appert aujourd’hui, à la lumière du rapport d’enquête effectuée par la Commission spéciale du Conseil supérieur de la magistrature instituée par le ministre de la justice, Alexis Thambwé Mwamba, que cette corporation était infiltrée par des faussaires, des gens qui exerçaient la profession de magistrat sans en avoir qualité.

Durant bien d’années, des individus sans diplômes reconnus ont presté dans la magistrature et ont dit le droit en rendant des jugements qui aujourd’hui sont sujets à caution. La Commission spéciale chargée de la vérification des dossiers administratifs et du contrôle physique de chaque magistrat, tant en province que dans la capitale, a clôturé son enquête et a remis, le 19 mars dernier au ministre de la Justice, le rapport final de son travail. C’est sur la base des données contenus dans ce document que le président de la République a signé, le 14 avril, une série d’ordonnances révoquant sans coup férir des magistrats civils du siège et des magistrats civils du ministère public entrés par effraction dans la corporation.

Une mesure qui s’inscrit en droite ligne d’une résolution de l’assemblée générale du Conseil supérieur de la magistrature prise lors de sa cinquième session extraordinaire d’octobre 2017. A l’époque déjà, des voix s’élevaient pour plaider en faveur d’un assainissement dans la magistrature. Sur les trois mille magistrats congolais ayant subi cette enquête administrative, plus de deux cents ont été identifiés comme faussaires et fictifs. Les magistrats civils du siège et des magistrats civils du ministère public sont les principaux concernés par les ordonnances présidentielles qui, par ailleurs, rapportent partiellement les ordonnances d’organisation judiciaire ayant nommé irrégulièrement certains magistrats. Les ordonnances ont aussi porté sur la démission volontaire, la démission d’office, la mise à la retraite, la relève anticipée des fonctions ainsi que la nomination de certains magistrats.      

      

Source : http://www.adiac-congo.com/

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