Justice : des poursuites contre l’auteur et l’éditeur du livre « Le génocide des Laris au Congo »

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Le ministre en charge de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, a annoncé, le 22 octobre à Brazzaville, des poursuites judiciaires contre Dominique Kounkou et son éditeur L’Harmattan.

« Le génocide des Laris au Congo », un livre de cent-vingt pages, fait le buzz sur les réseaux sociaux. Son auteur, Dominique Kounkou, un Congolais résidant en France, fait état de ce que le pouvoir de Brazzaville aurait organisé, depuis 1999, un plan d’extermination de l’ethnie lari, originaire du département du Pool.

Illustrant son livre par des photos truquées réalisées lors d’une catastrophe survenue le 20 mars 2017 au Ghana, d’après le gouvernement, Dominique Kounkou, un ancien avocat au barreau de Paris, indique dans cette œuvre que ce plan de génocide des Laris date de 1963, après la chute du président abbé Fulbert Youlou, un natif du Pool.

Dans son intervention, le ministre de la Justice a balayé d’un revers de main ces allégations mensongères. Il a déclaré que le gouvernement n’a jamais nourri l’intention de planifier un quelconque « génocide » contre son propre peuple, encore moins sur l’ethnie lari.

« Ces allégations sont une vraie imposture parce que le Congo est signataire des chartes et conventions sur les droits de l’homme. Au regard de cela, le gouvernement a décidé de traduire en justice, l’auteur de ce livre, Dominique Kounkou, ses complices, ainsi que la maison d’édition L’Harmattan », a dit Aimé Ange Wilfrid Bininga.

Il a souligné que le Congo était en parfaite harmonie avec les mécanismes universels des droits de l’homme, avant d’ajouter que « de tels actes ne peuvent pas rester impunis. La rigueur de la règle de droit doit s’établir sur les auteurs de ces allégations ».

Le ministre de la Justice a aussi informé que le gouvernement a constitué ses conseils à Paris où les poursuites judiciaires seront engagées.   

Légendes et crédits photo : 

Aimé Ange Wilfrid Bininga (à gauche) et Thierry Lézin Moungalla (à droite) lors du point de presse / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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