Journée internationale de l’enfant africain : une recrudescence des enfants dans les rues de la ville océane

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Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’enfant africain, le Samu social Pointe-Noire a organisé le 17 juin au centre culturel Taty-Loutard une cérémonie festive en faveur des enfants en situation de rue sous le signe du plaidoyer à l’endroit des autorités politico-administratives et autres partenaires. La cérémonie a eu lieu en présence du conseiller socioculturel du maire de Pointe-Noire et du représentant de la directrice départemente des Affaires sociales et de l’Action humanitaire.

Journée internationale de l’enfant africain : une recrudescence des enfants dans les rues de la ville océane

Les enfants en situation de rue des différents centres de prise en charge de Pointe-Noire, membres du Réseau des intervenants dans le phénomène des enfants de la rue (REIPER) ne sont pas restés en marge de la journée internationale de l’enfant africain. A cet effet, le directeur par intérim du Samusocial,  John Tama, a organisé un repas regroupant tous les enfants en situation de rue de la ville océane. Lors de cette cérémonie, il a fait un plaidoyer à l’endroit de ses différents partenaires sur la croissance des nouveaux cas d’enfants dans les rues de Pointe-Noire. « Notre action est continuelle si nous sommes assistés car on ne peut pas s’inscrire dans la continuité si nous n’avons pas de subvention.  Mais malheureusement c’est cette situation que nous vivons actuellement », a déploré le chef des opérations du Samusocial tout en soulignons que le nombre de nouveaux enfants dans la rue est passé de 12 enfants par mois entre 2012-2015 à 16 enfants par mois depuis 2016. Ce qui nécéssite l’ implication de tous les partenaires. « L’apport que nous sollicitons n’est pas forcément financier mais cette implication peut être physique », a-t-il ajouté.

Les enfants en rupture familiale présentent les œuvres de leurs mains

La cérémonie a été aussi marquée par la présentation des œuvres réalisées par les enfants en situation de rupture familiale et des filles démunies des différents centres de prise en charge de Pointe-Noire, membres du REIPER.

Les pensionnaires du centre d’accueil des mineurs de Mvou-Mvou, du Foyer Père Anton, du Samusocial et d’ASI qui sont encore en formation ont tour à tour présenté leurs œuvres, notamment le menu d’un gâteau de deux personnes suivi d’une dégustation par les invités, la réalisation d’une coiffure banane sur la tête d’une collègue en pleine cérémonie à 20 minutes, sous les acclamations. Cependant, l’association Espace enfant a présenté deux de ses trois pongistes sociétaires du club d’Elaïs qui ont représenté le Congo au tournoi international de tennis l’année dernière au Niger.

Très satisfait de ses présentations, le conseiller socioculturel du maire de Pointe-Noire, Marcel Poaty, a reconnu l’intérêt de les soutenir. « Je suis très impressionné des œuvres démontrées ici par les bénéficiaires des centres de prise en charge de ces enfants. Cela justifie suffisamment la bonne volonté d’apprendre par ses jeunes. Le Congo a besoin des enfants  qui sont formés, je suis très satisfait, l’action mené par ces centres est très importante et mérite d’être pérennisée et soutenue», a-t-il dit.

Légendes et crédits photo : 

Vue de la salle lors du plaidoyer

Source : adiac-congo.com

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