« Journee des droits des femmes : L’OIM vole au secours des femmes déplacées de la RDC

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A l’instar de plusieurs humanitaires, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est à pied d’œuvre, depuis des années,  pour voler au secours des déplacés internes en général et des femmes en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Ces actions constituent un soulagement pour les bénéficiaires qui ont connu des atrocités sans précédent dans leurs milieux de provenance suite à plusieurs formes de violence.

Pendant que le monde entier consacre le mois de mars à toutes les  femmes, elles sont plusieurs dizaines à connaitre des cas de violences sexuelles, des fistules et plusieurs autres maladies chroniques.

« OIM coordonne 12 sites pour le moment : 6 sites situés dans le Territoire de Masisi (Kasenyi, Katoyi, Kibabi Police, Kibabi Buporo, Katale et Bushani) et 6 autres sites situés dans le Territoire de Rutchuru (Muheto, Kiwimba, JTN, Rushashi, Kabizo et Kanaba) », indique Jean-Claude Bashirahishize, Programme Officer (Protection/CCCM) à l’OIM RDC.

« Nous enregistrons tous les déplacés en général y compris les femmes. Les cas spécifiques de femmes déplacées souffrant de maladies chroniques sont aussi enregistrés pour assistance. Par exemple, nous sommes en train de soutenir 77 femmes déplacées souffrant des fistules dues aux violences sexuelles», ajoute-t-il.

Il affirme qu’en 2017 l’OIM a enregistré 205 cas de violences sexuelles (seulement dans les sites). Plusieurs autres cas sont enregistrés dans la communauté hôte. Selon lui, il y a eu un grand nombre de cas de violences sexuelles non déclarés tant pour des raisons culturelles et que de peur de représailles.

La même source déclare L’OIM via ses partenaires (Première Urgence Internationale et AIDES) identifie les cas de violences sexuelles pour des assistances adaptées : référencement aux structures de santé, référencement aux services d’appui psychologique et référencement aux associations d’assistance juridique/judiciaire.

« L’OIM appui les femmes les plus vulnérables ayant subi des violences sexuelles une assistance économique pour leur réinsertion économique (Appui en activités génératrices de revenus). L’OIM soutient les femmes avec maladies chroniques avec un soutien médical par paiement de factures médicales et facilitation de transport en cas de référencement aux structures de santé spécialisées.  En collaboration avec la Division Provinciale du Genre, elle a établi et renforcé les capacités des réseaux communautaires dans les sites pour la réponse et soutien aux survivant de violences sexuelles mais aussi d’autres cas de souffrance », martèle-t-il.

A côté de ces actions humanitaires, s’érigent aussi une panoplie de difficultés. Bashirahishize évoque surtout des difficultés d’ordre sécuritaire : « certaines zones deviennent de temps en temps inaccessibles pour raisons de combats entre groupes armes et forces de l’ordre ou entre groupes armés eux-mêmes. Ceci se traduit aussi par le manque de présence de l’autorité étatique dans certaines zones», déclare-t-il.
Dans un rapport rendu public en septembre 2017, l’OIM note que la situation sécuritaire dans l’est du pays et dans la province de Kasaï est caractérisée par des conflits armées et intercommunautaires. Le Conflit principalement situé dans l’est et au centre du pays a entrainé une crise humanitaire prolongée.

« Pourquoi l’OIM évolue souvent dans l’Est du pays alors qu’il y a aussi des déplacés dans l’ouest et qui ont aussi besoin des secours », s’interroge Sylvain Kama, un des activistes des droits humains dans la province du Kwilu, dans le sud-ouest du pays.

Pour lui, la vie de l’Homme sur la terre est sacrée quel que soit le lieu.

Source : Media Congo

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