Journée citoyenne de salubrité : l’école de la glacière de Bacongo renoue avec l’assainissement

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Les services de la mairie du 2e arrondissement de Brazzaville, emmenés par l’administrateur-maire, Simone Loubienga; l’ambassadeur du Rwanda au Congo, Jean Baptiste Habyalimana; les responsables et les élèves ainsi que les membres de l’association La Chaîne de la charité ont assaini, le 12 mai, l’école primaire de la glacière.

Organisée le 1er samedi de chaque mois, la journée citoyenne de salubrité a été célébrée en différé, le 12 mai, dans les neuf quartiers de Bacongo. Si dans la plupart des quartiers chacun a travaillé devant sa porte ou ruelle, les autorités locales ont choisi l’école primaire de la Glacière qui accueille, depuis deux ans, les élèves de la Fraternité en chantier.

En effet, cette opération a permis de mettre hors d’état de nuire certaines bêtes comme en témoignent les trois serpents tués tout juste dernière le bâtiment principal. Du côté des équipes de maîtrise de ces deux établissements qui partagent désormais une même enceinte, l’on déplore le fait que les parents n’accompagnent toujours pas leurs enfants pendant les actions de salubrité. « Notre constat est que les habitants de Bacongo, notamment les parents d’élèves, ne se mobilisent pas dans les opérations d’assainissement dans les écoles publiques, laissant la responsabilité aux enfants et aux chefs d’établissement.  C’est une initiative à pérenniser, il nous faut entretenir ce beau bijou qui est l’école », a plaidé la directrice de l’école primaire de la glacière, Laure Matumueni.

Cette opération d’assainissement a été organisée à quelques semaines de la fin de l’année scolaire 2017-2018. La directrice de l’école primaire de la Fraternité, Clémentine Peya, a reconnu qu’en peu de temps, son établissement est devenu très propre. « Nous sommes très ravis de la présence de l’administrateur-maire, il est souhaitable que cette opération puisse se dérouler d’une manière régulière, étant donné que nous sommes pratiquement à la fin de l’année, elle nous laisse vraiment dans la soif », a-t-elle souligné.

Les jeunes de moins en moins présents dans les quartiers

Comme à chaque occasion, Simone Loubienga a regretté la réticence des jeunes qui conditionnent souvent leur participation aux opérations d’assainissement par l’argent.  « Lorsqu’ils viennent travailler, il faut que je leur donne de l’argent. Je ne peux donner de l’argent à quelqu’un pour balayer devant sa porte », a-t-elle martelé.

Des attitudes condamnées par l’association La Chaîne de la charité qui demande aux jeunes de ne pas attendre seulement la journée citoyenne de salubrité pour assainir leur environnement. « Nous remarquons que la jeunesse congolaise s’adonne maintenant à la facilité. Elle vit au dépend de l’argent aujourd’hui, ce qui n’est pas bon. Nous sommes venus faire du bénévolat, c’est une activité communautaire, ce n’est pas une activité d’une personne », a invité Brice Makaya, président de la Chaîne de la charité, une association à caractère socio-éducatif et culturel dont le but est de raffermir les liens de solidarité entre les jeunes congolais afin de donner une autre image à cette jeunesse.

Deux établissements, deux destins

Notons que l’école primaire de la Fraternité a perdu nombreux de ses apprenants à cause de sa délocalisation. Sur les cinq cent quarante-cinq élèves ayant subi ce transfert, on en compte actuellement que deux cent quatre-vingt-cinq pour des raisons diverses. Quant à l’école de la glacière, son histoire remonte à 1931 sous l’appellation Sainte-Agnès. C’est en 1965 qu’elle devient l’école primaire de la glacière. Confrontée à d’énormes difficultés dont le manque de mur de clôture, cet établissement ne compte actuellement que deux cent quarante-quatre élèves.  

Légendes et crédits photo : 

Les officiels posant avec les responsables et élèves ; l’ambassadeur du Rwanda, pelle en main, pendant l’opération/Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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