Jeunesse: le smartphone viendrait-il nuire aux jeunes scolarisés?

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Le smartphone est venu modifier le mode de vie des jeunes congolais compris entre 12 et 25ans. Il exerce, à cet effet, une grande influence sur eux.

Il est montré selon les estimations de fin d’année 2016 du cabinet strategy analytics que 2,5 milliards utilisent un smartphone, soit 35% de la population mondiale. Et selon une étude réalisée par la haute école zurichoise, 97℅ des jeunes ont un téléphone intelligent. Le Congo n’en fait pas exception. En faisant le tour des périphéries de la ville de Brazzaville, nous avons constaté que 5 jeunes sur 3 ont au moins un smartphone et pour la plupart, ce sont des jeunes scolarisés compris entre 12 et 25ans.

Raisons

Un smartphone n’est plus un outil de luxe. Du marché total au marché de Moungali, les commerçants des outils technologiques nous ont présenté les versions les moins cher. Soit des prix allant de 15.000 à 25.000 francs. Dans des marchés officieux appelés communément « marchés noirs », les détaillants les revendent à des prix variant entre 6.000 et 20.000 francs.

De plus, la mondialisation oblige toutes les couches de la société à danser au même rythme que la 4e révolution (numérique), afin de ne pas être marginalisées. Les jeunes compris entre 12 et 25ans étant prévenus sont les plus habilités.

Certains pour des raisons de prestige comme l’explique un étudiant « accumulent des smartphones de la plus faible à la dernière version afin de se démarquer des autres »

Avantages

Il est sans doute que le téléphone intelligent offre des avantages incalculables. La majorité des jeunes affirment qu’ils ont la facilité de mener à bien leurs recherches à des prix moins coûteux et à des lieux incongrus. « Il m’arrive de faire mes recherches même étant allongé. J’ai également une bibliothèque virtuelle dans mon téléphone. Je peux faire ma lecture même dans un moyen de transport sans attirer l’attention de ceux qui sont à côté de moi », en témoigne un étudiant.

Soulignons que nous nous fourvoyons croyant qu’un jeune manipulant pendant des heures son téléphone écrit à ses proches forcément ce qu’on appelle vulgairement des « SMS ». Ces téléphones intelligents contiennent également des applications de saisie et de traitement de textes comme WPS office, Polaris office, adobe writer etc.

L’autre catégorie est celle qui affirme être en possession d’un téléphone intelligent pour assouvir leur « violon d’Ingres », leur passion. En effet, le téléphone devient un outil qui permet de se défouler pour eux, de s’échanger des données avec ceux qui sont installés à des kilomètres d’eux. Signalons que la plupart des réseaux sociaux comme : whatsapp, Imo, Instagram, viber, etc. ne sont compatibles qu’au smartphone.

Inconvénients

S’il en est ainsi, l’impact de ce téléphone dans la société n’est pas anodin.

À la question, comment vous sentiriez-vous actuellement sans smartphone? Une lycéenne répond avec un ton embarrassé « comme la tortue sans sa carapace ». Une telle dépendance remet en question l’usage que les jeunes scolarisés en font. D’ailleurs un enseignant du lycée nous a confié son dépit. Il affirme ne pas concevoir qu’à cette époque où les téléphones contiennent des applications de conjugaison, de vocabulaire, de grammaire etc., qu’élèves et étudiants soient aussi nuls en orthographe qu’en grammaire.

A cette allure, le smartphone ne viendrait-t-il pas nuire aux jeunes ?

Selon l’étude réalisée par Media in life, les jeunes Français compris entre 12 et 30 ans consacrent 18,8% de leurs contacts au mobile. Et si on rapproche cela à la réalité congolaise, les chiffres seraient presque les mêmes. Une chose est sûre, ces jeunes manipulent ce téléphone au moins une fois par jour.

Quoiqu’il en soit, mettons-nous sur le qui-vive pour contrer les répercussions de la robotique vis-à-vis de l’homme. 99% d’élèves et d’étudiants congolais nous ont donné l’impression d’avoir moins de capacités intellectuelles que ce téléphone. Cela revient-il à dire que le téléphone « android » est plus qu’un cerveau ?

La grande crainte serait plutôt de constater une dépendance absolue à tel point que ces jeunes gens ne croient plus en leurs capacités de réflexion.

Vive la révolution numérique ! Le mot d’ordre de tous. Néanmoins, il reste à savoir si cette même révolution ne commence pas à prendre petit à petit le dessus sur ceux mêmes qui sont à son origine.

Les robots, un acquis pour l’humanité. Mais, pensons aux usages que l’on en fait pour obvier à certains facteurs comme : la paresse, la débauche, la perversion et autres.

Source : adiac-congo.com

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