Italie : 53 millions d’euros supplémentaires dans la coopération

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Augmenter, pas baisser le niveau de coopération aux projets de développement : c’est la volonté réaffirmée mardi à Rome par le gouvernement.

Le comité conjoint pour la Coopération au développement du ministère italien des Affaires étrangères s’est réuni en début de semaine à la Farnesina, l’imposant siège dudit ministère à Rome. A l’issue des travaux, le gouvernement a annoncé le déblocage d’une enveloppe de quelque 53 millions d’euros pour appuyer des projets de développement retenus au titre de la coopération avec l’Afrique les pays en développement pour la période 2017-1019 .

« Nous avons approuvé un paquet de projets, programmes et appels d’offres pour presque 53 millions d’euros, signe de l’engagement continu du gouvernement dans le secteur de la coopération au développement, qui constitue le pilier de notre politique extérieure dans des investissements stratégiques toujours plus importants », a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano. Le « Programme pays » signé avec l’Ethiopie est présenté comme emblématique de cette coopération volontariste. Les deux parties ont identifié des secteurs aptes à fournir des opportunités de travail à la jeunesse éthiopienne et, donc, à freiner la tentation de migrer vers l’Europe.

« Il s’agit, a soutenu le ministre Alfano, d’un programme ambitieux qui confirme et consolide le partenariat avec les autorités éthiopiennes dans les secteurs d’intervention stratégique identifiés de commun accord ». Mais les projets approuvés lundi concernent aussi la coopération avec le Soudan et la Tunisie, a dit le ministre qui a particulièrement attiré l’attention sur un nouveau projet européen financé par le fonds Afrique et d’une enveloppe de 3,5 millions d’euros. Il concerne la protection des mineurs victimes de violations des droits humains au Sénégal, au Mali, en Gambie, en Guinée-Conakry, Guinée-Bissau et au Niger.

Cet effort vient s’ajouter, et pas se substituer, à celui en cours en faveur de pays du Proche-Orient, tel le Liban. Pour l’Italie, même un problème lancinant comme le terrorisme djihadiste et ou celui des flux migratoires peut trouver une réponse efficace dans le renforcement de la coopération bilatérale. Car aussi bien l’un que l’autre se nourrissent visiblement du désespoir induit par la pauvreté et le manque de débouchés pour une jeunesse toujours démographiquement majoritaire dans les pays en développement.

Source : adiac-congo.com

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