Investissements privés : des chinois lorgnent sur l’exploitation forestière en RDC

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L’exploitation forestière en République démocratique du Congo (RDC) ne cesse d’attirer les investisseurs étrangers. Les derniers en date, c’est un groupe d’hommes d’affaires chinois de la China company forest group. Ils ont été reçus le vendredi 27 juillet à Kinshasa par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe, dans son cabinet de travail situé dans la commune de Gombe.

Guidée par le directeur général de l’Office de gestion de fret multimodal (Ogefrem), Patient Sayiba Tambwe, la délégation chinoise a manifesté son intention à exploiter les forêts congolaises.

« L’un des principaux rôles de l’Ogefrem, c’est faire la promotion du commerce extérieur en République démocratique du Congo. Dans cette optique, nous avons été en contact avec la compagnie chinoise China company forest group, premier importateur du bois en République populaire de Chine. Une entreprise mixte dont 35% des parts appartiennent aux privés et 65% au gouvernement chinois. Ces investisseurs sont très intéressés à investir dans le domaine de l’exploitation forestière en RDC », a déclaré Patient Sayiba.

Dans un premier temps, les investisseurs chinois comptent acheter des grumes congolaises qu’ils devront transporter en Chine pour la transformation. Puis viendra l’étape de l’achat des concessions forestières et disposer des permis de coupe du bois. Enfin, l’entreprise chinoise devra se baser en RDC pour procéder à ses premières transformations de bois avec comme conséquence directe, la création d’emplois en République démocratique du Congo. La délégation de China forest company group était conduite par le directeur général de cette entreprise mixte, Simon Song.

Etant une entreprise mixte, China forest company group veut se rassurer que le bois qu’elle va exporter est celui qui est certifié conforme à l’exportation, étant donné qu’elle ne peut être impliquée dans l’exportation frauduleuse. Question de préserver son image ainsi que sa notoriété. Raison pour laquelle le chef de mission du Fonds forestier national, Alain Kalangiro, a été associé aux échanges. Son avis favorable sera d’une importance capitale avant toute exploitation et toute exportation du bois congolais vers la Chine.

L’opinion se rappellera qu’en 2017, cinq contrats signés avec quatre entreprises d’exploitation forestière ont été annulés en RDC. Selon le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe Nyongolo, ces contrats conclus avant lui étaient entachés d’irrégularités. La mesure avait ainsi frappé quatre sociétés d’exploitation forestière. Les bâtisseurs du Congo, Action pour le Congo, Ilosado, ainsi qu’Ondika ont vu leurs contrats de concession forestière annulés.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a affirmé que ces contrats ont été conclus avec son prédécesseur en violation des dispositions légales. Amy Ambatobe Nyongolo avait déjà manifesté son intention d’améliorer et de renforcer la gestion des forêts en RDC. Pour cela, il a fait appel aux organisations de la société civile, fer de lance, selon lui, de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des ressources forestières.

Outre la contribution du secteur privé, véritable levier du développement, et celle des communautés locales, le ministre de l’Environnement a également insisté sur l’appui des partenaires techniques et financiers pour réaliser la vision du gouvernement dans ce domaine. Selon Amy Ambatobe, la RDC a bénéficié de deux cents millions de dollars américains, un financement de l’initiative des forêts de l’Afrique centrale.

Source: http://www.mediacongo.net/

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