Investissements miniers : la RDC parmi les pays africains les moins attractifs

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Une étude menée par l’Institut Fraser, rendue publique fin février,  révèle que la République démocratique du Congo (RDC) fait partie des pays africains les plus mal classés, selon l’indice de perception des politiques minières. Elle pointe à la soixante-septième place, ne devançant, au plan mondial, que le Venezuela.

La récente augmentation « unilatérale » du taux de redevance en RDC et l’imposition de nouvelles taxes – via le nouveau code minier promulgué en 2018 – auront découragé les investissements. C’est ce que pensent de nombreux acteurs du secteur minier.

Une situation qui, d’après eux, est à la base du peu d’intérêt que manifestent de plus en plus les investisseurs étrangers vis-à-vis des mines congolaises. Le sondage annuel (2018) de l’Institut Fraser, rendu public fin février dernier, confirme cette tendance qui voit la RDC péricliter au plan mondial des juridictions minières africaines les moins attractives pour les investisseurs étrangers, à la soixante-septième place sur quatre-vingt-trois pays. Le Botswana est la juridiction africaine la mieux classée (32e), suivi de l’Afrique du Sud (43e) et de la Zambie (45e). La mauvaise note de la RDC est cependant en partie compensée par l’indice de potentiel minéral selon lequel le pays est classé 24e sur quatre-vingt-trois avec une note de 68,75/100.

Quand bien même elle est devant certains autres Etats africains tels que le Ghana (68e) et l’Ethiopie (77e), la RDC ne constitue plus la bonne destination pour les potentiels investisseurs miniers étrangers. L’insécurité récurrente dans les provinces de l’est, viviers d’importants gisements, le manque de clarté des limites des concessions minières d’exploration, la corruption, etc., sont autant des facteurs qui dissuadent les investisseurs étrangers à ne pas tenter l’aventure dans le pays.  

Pour réaliser son classement, Fraser Institute a analysé les réponses de deux cent quatre-vingt-onze acteurs, majoritairement des dirigeants de compagnies minières, au sujet des facteurs qui influencent leurs décisions à investir dans les pays. Entre autres facteurs, on retrouve les réglementations mises en place par les gouvernements, le système légal, le régime de taxation, les infrastructures, la stabilité politique, les lois concernant le travail.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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