Investissements : le projet Inga III redynamisé à Washington

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En visite officielle aux Etats-Unis, le président Félix Tshisekedi a échangé, le 3 avril, avec le secrétaire d’Etat américain en charge de l’Energie, Rick Perry. A l’occasion, le dossier du barrage hydroélectrique Inga III a été exhumé avec le souci partagé d’en faire un levier de développement du continent.

Photo droits tiersLe projet Inga III, en raison des dividendes que peut en tirer le continent africain en quête constante des solutions énergétiques pour son développement, est logiquement au cœur  des discussions durant le voyage officiel  qu’effectue, depuis le 3 avril, Félix Antoine Tshiskedi Tshilombo à Washington. Pour le chef de l’Etat congolais, il est question de trouver des financements susceptibles de relancer ce grand projet en veilleuse depuis quelque temps, faute d’un suivi efficace. Il s’agit de mobiliser des fonds nécessaires évalués à environ vingt-deux milliards de dollars américains pour matérialiser ce projet censé produire 11 050 mégawatts une fois achevé.

En effet, s’il venait à être réalisé, le site d’Inga aurait une capacité de production de 40 000 MW, soit l’équivalent de plus de vingt-quatre réacteurs nucléaires de troisième génération, qui seraient exportés jusqu’en Afrique du Sud, mais aussi vers l’Afrique de l’ouest, voire plus au nord. Se mettant en première ligne dans cette quête de partenariats stratégiques capables de redynamiser le projet, le président de la République démocratique du Congo (RDC) scrute les moindres opportunités pouvant lui permettre de rebondir. Sa rencontre du 3 avril avec le secrétaire d’Etat américain en charge de l’Energie, Rick Perry, s’inscrit dans ce cadre. Au menu : la politique énergétique de la RDC, la transition énergétique mais aussi le projet du Grand Inga. A propos de ce dernier, notons que c’est depuis 2016 qu’il piétine à cause de la suspension, par la Banque mondiale, alors principal bailleur de fonds, de sa participation. L’institution financière internationale s’était désengagée de tout appui financier, reprochant aux autorités d’avoir donné « au projet une orientation stratégique différente » de ce qui avait été convenu initialement.          

Depuis lors, les choses tournent au ralenti nonobstant la signature, en octobre 2018, d’un « accord de développement exclusif » entre le gouvernement congolais et deux entreprises chinoise et espagnole pour tenter de financer le projet. Malgré cela, rien ne s’est fait. Les lignes n’ont pas bougé. Les Etats-Unis d’Amérique qui se sont montrés intéressés par le projet, souhaiteraient participer à son montage financier et à son financement, apprend-on. Toutefois, il ne s’agit là que des déclarations d’intention qui attendent d’être concrétisées par la signature d’un accord d’investissement.

Légendes et crédits photo : 

Félix Tshisekedi saluant Tibor Peter Nagy Jr., secrétaire d’État adjoint américain pour les Affaires africaines

Source : http://www.adiac-congo.com/

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