Invalidation de JP Bemba : l’arrêt de la Cour constitutionnelle jugé « dangereux » par Me Jean-Marie Kabengela

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Avocat au barreau de Kinshasa/Matete et l’un de ses procéduriers remarquables, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga a réagi comme technicien du Droit à l’arrêt de la Cour constitutionnelle ayant invalidé la candidature du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Pour lui, l’arrêt de la Cour constitutionnelle est très dangereux, du fait que la haute instance judiciaire congolaise est allée vite en besogne dans sa décision, violant même la présomption d’innocence reconnue jusque-là au président du Mouvement de libération du Congo (MLC).

« Que feront la Commission électorale nationale indépendante [Ceni] et la Cour constitutionnelle si Jean-Pierre Bemba est acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) dans cette affaire de subornation de témoins ? »  s’interroge Me Jean-Marie Kabengela Ilunga qui est aussi avocat inscrit auprès de la CPI.

En effet, la chambre de première instance de la Cour pénale internationale va rendre publique le 17 septembre prochain sa décision sur l’affaire de l’atteinte à l’administration de justice dans le dossier opposant le procureur de la CPI au sénateur Jean-Pierre Bemba et consorts. Cette décision est très attendue, bien que la Cour constitutionnelle ait déjà pris son arrêt qui est inattaquable, invalidant la candidature d' »Igwe ».

La Ceni alourdit le processus électoral avec la machine à voter

L’avocat a introduit, il y a de cela une semaine, deux requêtes en inconstitutionnalité devant la Cour constitutionnelle pour s’opposer à l’usage de la machine à voter et le refus par la Ceni de l’enrôlement des Congolais de l’étranger. Me Jean-Marie Kabengela Ilunga soutient l’organisation des élections sans recourir à la machine à voter, avec l’enrôlement des Congolais de l’étranger, conformément à la loi électorale et au calendrier électoral en vigueur.

« Avec l’usage de la machine à voter, la Ceni alourdit le processus électoral », a-t-il martelé.

Pour lui, l’utilisation de la machine à voter ne trouve aucune légitimité dans les textes réglementaires du pays, à savoir la Constitution et la loi électorale. À en croire le juriste, la Ceni est en conflit avec les lois de la République, tout en indiquant que la Centrale électorale ne peut pas engager des  dépenses sur la machine à voter, étant donné que la justice est saisie de cette affaire. Selon lui, la Ceni est coupable pour avoir refusé l’enrôlement des Congolais de l’étranger. Pourtant, dans son calendrier électoral, elle  avait prévu l’enrôlement des compatriotes de la diaspora.

La Cour Constitutionnelle a trente jours pour statuer sur les deux requêtes de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga. Mais ce dernier se dit confiant en la justice congolaise, surtout les hauts magistrats de la Cour constitutionnelle. Toutefois, l’avocat promet de saisir d’autres instances judicaires supranationales, s’il ne trouve pas gain de cause auprès de la Cour constitutionnelle de la RDC.

Source: http://www.mediacongo.net/

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