Interview. Bismack Biyombo : «Child of Africa vise à permettre aux enfants travaillant dans les mines de retrouver les bancs de l’école»

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Le basketteur congolais, évoluant au sein de la National basketball association américaine (NBA), lance le 27 avril à Paris la campagne « Child of Africa » avec d’autres célébrités comme Akon, Djimon Hounsou, Fally Ipupa ou Isha Sesay. Dans cet entretien exclusif au  « Courrier de Kinshasa », il parle de son actualité sportive, de l’opération qui sera menée dans la capitale française ainsi que de ses ambitions dans le domaine du basketball.

Le Courrier de Kinshasa (L.C.K.) : Quelle est aujourd’hui votre actualité sportive ?

Bismack Biyombo (B.B.) : La saison régulière vient de se terminer, nous n’avons pas pu nous qualifier pour les playoffs avec notre club les Magic d’Orlando. Aussi, je suis actuellement en phase de repos avant de reprendre l’entraînement et de me préparer pour la saison prochaine. J’attends également un signe de l’État congolais pour que je puisse jouer avec l’équipe nationale et que celui-ci fasse le nécessaire en matière de staff et de conditions de vie également.

L.C.K. : En quoi consiste la campagne « Child of Africa » et d’où vous est venue cette idée ?

B.B. : la campagne « Child of Africa » est née d’une discussion que j’ai pu avoir avec Akon, Djimon Hounsou, Fally Ipupa et Isha Sesay. Nous faisons tous des actions chacun de son côté et nous nous sommes dit que si nous nous mettions tous ensemble pour agir autour d’une même cause, l’impact serait décuplé. Nous sommes des modèles et nous devons servir d’exemple. La campagne « Child of Africa » sert à mettre en valeur une cause. Près de cent cinquante-deux millions d’enfants sont victimes du travail forcé dans le monde et parmi eux, soixante-douze millions se trouvent en Afrique. Les Africains sont des citoyens du monde et donc des citoyens de la terre mère, ils doivent donc se sentir concernés et relayer le message. Nous devons montrer que nous pouvons être unis. Nous lancerons une campagne de crowdfunding dont je serai moi-même le premier donateur et au cours de laquelle chacun pourra faire un geste, aussi symbolique qu’il soit.

L.C.K. : Pourquoi un lancement à Paris et pas dans un pays africain  ?

B.B; : Les médias africains ont la plupart de leurs rédactions à Paris. De plus, la diaspora africaine est très présente en France et son impact doit être plus fort en Afrique, celle-ci a un rôle important à jouer. C’est donc pour attirer ces médias et parler à la diaspora que nous avons choisi Paris.

L.C.K.: Comment va se décliner concrètement cette campagne ?

B.B. : Il s’agit d’une campagne digitale. Le but est que le maximum de personnes partagent le #ChildofAfrica et le contenu de la campagne. Cette dernière s’articule sur une campagne de crowdfunding #ChildofAfrica où chacun peut être en mesure de donner ce qu’il a, même si le geste est symbolique. Le but est de montrer que nous pouvons être unis et partager. D’ailleurs, le slogan de notre campagne est « Ensemble, nous sommes plus forts ».

L.C.K. : Vous êtes l’un des cofondateurs du Kivu international school (KIS). Comment évaluez-vous la première année d’activité ? Quels sont les points positifs et négatifs  ?

B.B .: Étant une personne extrêmement positive, je ne m’attarde pas sur les points négatifs. Le point positif est que KIS est enfin sorti de terre et qu’il sert au développement du Congo et à la formation de jeunes leaders. Le seul point négatif sur lequel je pourrais m’attarder, c’est que KIS ne devrait pas être une exception mais une règle partout en Afrique.

L.C.K. : Vous avez également une fondation. Quelles sont ses activités  ?

B.B. : Notre fondation a pour but de créer de jeunes leaders avec des valeurs fortes qui permettront, à terme, de changer l’Afrique, même si ce changement est déjà en marche. Le sport doit également contribuer à la création de ces leaders. La santé va de pair avec l’éducation et le sport, il s’agit donc d’un autre domaine dans lequel nous œuvrons.

L.C.K .: Quels sont, selon vous, les points de convergence entre sport et éducation  ?

B.B.: L’éducation te permet d’avoir la connaissance, le sport permet d’acquérir des lifeskills, des valeurs. Le sport est en quelque sorte l’école de la vie. C’est en combinant sport et éducation que nous obtenons des leaders.

L.C.K. : Quels sont vos projets, notamment sur le plan sportif  ?

B.B.: Je souhaite continuer à faire briller le continent africain et continuer à proposer des actions concrètes sur le terrain. Sur le plan sportif, je dois continuer à être en bonne santé pour marquer l’histoire de mon sport et de notre continent.

 

Légendes et crédits photo : 

Photo-1 Bismack Biyombo
Photo-2 Bismack Biyombo dans le cadre des activités de sa fondation en RDC
Photo-3 Idem

Source : http://www.adiac-congo.com/

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