Intégration régionale: le Centre de Sipopo plante le décor des assemblées annuelles de la BAD

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Le Centre international des conférences de Sipopo, à une quinzaine de kilomètres de Malabo, capitale de la République de Guinée équatoriale, a ouvert, le 11 juin, ses portes aux invités et participants de la cinquante-quatrième assemblée annuelle de l’institution financière panafricaine et la quarante-cinquième assemblée du Fonds africain de développement, deux événements majeurs consacrés à la recherche de solutions aux défis de développement auxquels  l’Afrique fait face.

 

Convoqués  cette année sur le thème « Intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique », les deux événements se pencheront, quatre jours durant, sur les opportunités de l’intégration régionale, gage d’un développement économique harmonieux et consensuel pour le continent.

Prélude à l’ouverture  officielle, le 12 juin, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Adesina Akinwumi, a déclaré, le 10 juin,  au cours d’une conférence de presse, que « si l’intégration se passe bien, l’Afrique va se développer dans la dignité et la confiance », précisant, par ailleurs,  que cela permettra au continent d’être plus compétitif.
En effet, a indiqué le président de la BAD, avec 1,3 milliard de consommateurs et un produit intérieur brut combiné  d’environ  trois mille quatre cents milliards de consommateurs,  la Zone de libre-échange économique continentale constituera la plus grande zone de libre-échange intégrée du monde.

Pour cette première journée, plusieurs activités sont au menu des assemblées annuelles. Il s’agit notamment de la réunion du bureau des conseils des gouverneurs, de celle du comité directeur mixte des conseils des gouverneurs non membres en qualité d’observateurs, mais également de la  dix-huitième réunion du comité consultatif des gouverneurs.

Au cours de ces assemblées, il est prévu le lancement du Fonds d’inclusion financière numérique pour l’Afrique et la conclusion d’un partenariat avec la Corée du Sud pour  » nourrir l’Afrique », mais également une journée sur le partenariat. 
Selon Akinwumi Adesina, la Banque a investi environ un milliard de dollars pour soutenir plusieurs initiatives, y compris des infrastructures transfrontalières, pour faire progresser les échanges commerciaux entre les pays africains.
Ces investissements, a-t-il rappelé, ont été octroyés pour la plupart aux petites et moyennes entreprises, moteur de la croissance économique.
 Justifiant, en outre, le choix de la Guinée équatoriale pour arbitrer ces assemblées, il a fait savoir  que cela s’explique par le fait que ce pays dispose d’un potentiel économique et l’Afrique centrale tirera un bénéfice de l’intégration régionale.« Nous croyons que le potentiel est immense au regard du faible niveau d’intégration », a-t-il avancé.

Plus de quinze milliards de dollars investis dans les infrastructures

L’intégration régionale est l’une des cinq priorités stratégiques, “High 5s”, de la Banque qu’elle considère comme un point axial pour stimuler le développement économique de l’Afrique. « La Banque s’est engagée à accélérer l’intégration du continent. Au cours des cinq dernières années, elle a investi plus de quinze milliards de dollars américains dans les infrastructures d’énergie, de transport et de technologies de l’information et de la communication», a déclaré Adessina Akinwumi.

Parmi ces projets, figure un prêt de 93,8 millions de dollars pour la construction tant attendue du pont “Sénégambie”, entre la Gambie et le Sénégal, qui entraînera une baisse de 50% des coûts du transport entre les deux pays, de santé et d’éducation améliorés pour neuf cent mille personnes vivant à proximité. Dans le cadre des projets en cours, il a annoncé celui portant construction du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa. Un projet, a-t-il signifé, pour lequel les chefs d’Etat des deux pays ont réaffirmé leur engagement total pour sa mise en œuvre effective.

Les Assemblées annuelles de la Banque représentent une opportunité unique pour les experts, gouvernements, entreprises, représentants de la société civile, think tanks et universitaires de partager leurs points de vue sur les efforts à réaliser dans l’intégration régionale et d’échanger  sur les défis majeurs du développement.

 

 

Légendes et crédits photo : 

Une vue du Centre international des conférences de Sipopo

Source : http://www.adiac-congo.com/

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