Insertion socioprofessionnelle: une formation d’alphabétisation numérique des filles mères

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Le projet soutenu par l’Unesco vise à encourager les bénéficiares à gérer leur propre développement, grâce aux Technologies de l’information et de la communication (TIC), en vue de leur autonomisation.

Une vingtaine de filles mères, dont les âges varient entre 16 et 25 ans, bénéficie, depuis le 20 novembre, d’une formation de dix jours en alphabétisation fonctionnelle numérique au Télé-centre communautaire de Ouenzé, dans le 5e arrondissement de Brazzaville. Organisé par l’Unesco, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Alphabétisation fonctionnelle numérique des filles mères à travers les télé-centres communautaires de la ville capitale ». Il contribue à l’axe de développement 3 de la stratégie sectorielle de l’éducation 2015-2025. Ce, en plaidant en faveur de l’élévation du niveau d’alphabétisation de la population et permet d’offrir une seconde chance aux jeunes déscolarisés ou non scolarisés, en rénovant et modernisant l’alphabétisation et l’éducation non formelle.

Selon l’Unesco, l’accélération des progrès vers l’atteinte de l’objectif mondial pour l’éducation sera plus sensible en mettant à profit le pouvoir des TIC. « On n’en dira jamais assez que la révolution numérique est révolution pour le développement durable qui surmonte les divisions, renforce l’inclusion et crée des opportunités pour tous, sans que personne ne soit laissé derrière. Le projet d’alphabétisation numérique des filles mères en est une preuve tangible », a indiqué le coordonnateur du Programme éducation au bureau de l’Unesco, Rigobert Banzouzi, au nom de la représentante de cette institution au Congo, Ana Elisa de Santana Afonso.

En effet, de nombreux domaines ont connu au monde une révolution grâce aux nouvelles TIC et le sous-secteur d’alphabétisation ne peut pas, estime l’Unesco, être en marge face à cette réalité. « Cela s’appuie sur les outils numériques nomades comme le téléphone portable, les tablettes et l’ordinateur, qui ne cessent de gagner du terrain et offrent une forte valeur ajoutée pour enseigner et apprendre la lecture et l’écriture, en particulier lorsqu’une connexion Internet est disponible », a précisé Rigobert Banzouzi. 

Le directeur du cabinet du ministre en charge de l’Education de base, Adolphe Mbou-Maba, a, de son côté, invité les participantes à une mutualisation de leur énergie et savoir-faire, afin que les outils numériques, mis à leur disposition pour un enseignement/apprentissage de qualité, puissent contribuer à leur insertion socioprofessionnelle et dans les perspectives d’amélioration économique du Congo. « Je vous exhorte donc à le faire avec abnégation et patriotisme exubérants. Nous avons la ferme certitude que le secteur de l’éducation non formelle vient aujourd’hui d’offrir l’occasion aux participantes de s’épanouir individuellement et de se développer au point de combattre leurs lacunes dans le domaine des TIC pour une intégration durable dans la vie active », a-t-il espéré.

Rappelons que le Télé-centre communautaire de Ouenzé avait abrité, il y a une année, la formation en burautique, techniques commerciales et infographie au profit de jeunes venus de tous les arrondissements de Brazzaville.

Source : adiac-congo.com

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