Inhumée tard le samedi dernier : Maman Olangi Wosho repose dans la concession familiale

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Après deux jours d’hommages en sa mémoire, l’évangéliste internationale Elisabeth Wosho Onyumbe, connue sous le nom de Maman Olangi, a été portée en terre, tard dans l’après-midi du samedi 23 juin dernier. La responsable de la Fondation Olangi-Wosho (FOW) repose à jamais au côté de son défunt mari dans la concession familiale au quartier Mpasa, dans la commune de la Nsele, où un mausolée a été construit en son honneur.

Avant la levée du corps de l’illustre disparue, la journée du samedi a été pleine d’émotions. Des personnalités politiques de la RDC et du Congo-Brazza, des officiers militaires et policiers, des diplomates, des serviteurs et chantres de Dieu, des fidèles du ministère étaient présents pour rendre les derniers hommages à Maman Olangi Onyumbe. C’est le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku qui a représenté personnellement le Chef de l’Etat, Joseph Kabila. La signature du livre d’or était ouverte à tous ceux voulant écrire un mot pour la circonstance.

Le quartier général du Ministère Chrétien du Combat Spirituel (MCCS) sur la 17ème rue/industriel dans la commune de Limete, lieu de l’exposition de la dépouille mortelle de la visionnaire, a connu un grand engouement. Malgré le coup dur porté par cette disparition, c’est dans la louange et l’adoration que les membres du MCCS vêtus en blanc ont également pleuré leur bergère.

Des fidèles de la prédicatrice « Maman Olangi » à ses funérailles à Kinshasa, 23 juin 2018. (©AFP/Junior D. Kannah)

Plusieurs personnes ont aussi donné leur témoignage, notamment la ministre du Genre, de l’Enfant et de la Famille, Mme Chantal Safu, en qualité de membre de ce ministère, l’évangéliste Sony Kafuta et l’évêque général, Albert Kankienza.

Le président des Eglises de Réveil en République Démocratique du Congo, Albert Kankienza, a fait savoir qu’après une réunion avec son comité, Maman Olangi est, à titre posthume, déclarée « grande pionnière du combat spirituel en RDC ».

« Aujourd’hui, il y a des ministères qui prêchent la délivrance, mais il y a une femme qui a parlé de la délivrance, c’est Elisabeth Olangi Wosho. Avant son ministère, on ne parlait pas de la délivrance de cette manière. Dans beaucoup de nos églises, le combat spirituel a fait son entrée », a déclaré l’évêque général afin de justifier le motif de leur décision.

C’est au début de cette semaine qu’il promet de pouvoir remettre officiellement le document qui atteste l’élévation de l’illustre disparue à ce titre. L’homme de Dieu a appelé les enfants biologiques de la défunte à l’unité et à toute la Communauté Internationale des Femmes Messagères du Christ (CIFMC) de repousser toute dissension.

Quid du successeur ?

Le couple Olangi a quitté la terre des hommes à huit mois d’intervalle, laisse sept enfants, neuf petits-enfants et plusieurs sites du ministère…

Le décès de Maman Olangi, initiatrice de la FOW, du MCCS et de la CIFMC, avait déjà commencé à susciter plusieurs interrogations quant à la succession. Car, les membres du ministère et les curieux ont cherché la réponse quant à la continuité du ministère du combat.

Une question faisant l’objet d’interrogation, de spéculation et de murmure, a reconnu lors de la lecture du mot de la famille, le fils aîné de la défunte, Alain-Gabriel Olangi. « Nous voulons, nous, au niveau de la famille Olangi et de la FOW, rassurer tout le monde à Kinshasa et dans tous les sièges que l’œuvre va continuer dans la lignée de la vision reçue et enseignée par Maman Olangi. Nous n’allons pas y transiger. Car, le vœu des parents est que la vision survive jusqu’à l’avènement de Jésus Christ. Le MCCS continuera son fonctionnement normalement en tant qu’école de la vie pour la transformation intégrale de l’homme », a-t-il déclaré.

Alain-Gabriel Olangi a assuré les membres du ministère qu’ils ne devraient pas s’inquiéter du lendemain puisqu’à chaque jour suffit sa peine. Il a mis en garde tous ceux qui prêchent ou oseraient prêcher notamment la désolation, la division et l’intoxication pour déstabiliser « l’œuvre divine nous léguée par les parents ». A ceux qui exercent des fonctions spirituelles et administratives au sein de la FOW, il leur a promis un soutien total tant qu’ils vont demeurer dans la vision apprise.

« Je voudrais rassurer les uns et les autres au sein de notre Fondation et à tous les partenaires qu’il n’y a pas péril dans la demeure, et que toutes les structures au sein de la FOW demeurent en place et continuent normalement leur fonctionnement », a affirmé le fils aîné de la famille Olangi, en qui certains observateurs voient déjà comme l’éventuel successeur de ses parents à la tête de ce grand ministère.

C’est également ce qu’a laissé entendre, le Nigérian Dr Abraham, membre du MCCS à Lagos, en faisant savoir que « toute la communauté du MCCS, les serviteurs et les servantes de Dieu sont derrière vous Alain. Tu ne vas pas échouer. Il sera impossible que tu échoues ».

Décédée le 4 juin dernier, Maman Olangi détenait un diplôme universitaire en Sciences Sociales à l’université Catholique Louvain-la-Neuve. Diplômée en Sociologie Industrielle au CIDEP/Lubumbashi, elle a été également à l’école haute couture Grenier de Paris, en France. Elle a aussi travaillé comme Educatrice et Assistante sociale en Belgique. Femme entrepreneure dans divers secteurs d’affaires, la défunte détenait une grande maison de couture dénommée « Tabitha Fashion ».

Elle a travaillé au ministère du combat spirituel avec son défunt mari, Joseph-Ezéchiel Olangi pendant 27 ans. Le couple ayant quitté la terre des hommes à huit mois d’intervalle, laisse sept enfants, neuf petits-enfants et plusieurs sites du ministère.

Source: http://www.mediacongo.net/

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