Infrastructures routières : l’état du tronçon Impfondo-Epéna inquiète le gouvernement

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En séjour de travail dans la partie septentrionale du pays, le Premier-ministre, Clément Mouamba, est allé toucher du doigt l’état de délabrement de l’infrastructure et le rétrécissement de sa chaussée.

Infrastructures routières : l’état du tronçon Impfondo-Epéna inquiète le gouvernementConstruite dans les années 1980 à la faveur du plan quinquennal, la route Impfondo-Epéna, longue de 87 km, est devenue un véritable casse-tête pour les usagers. En effet, en partant du chef-lieu du département jusqu’à environ 12 km, cette route bitumée se trouve dans un état de dégradation avancée. Plus loin encore, dans la sous-préfecture d’Epena, elle s’est véritablement rétrécie jusqu’au point où deux véhicules venant de sens opposés ne peuvent pas passer. En compagnie des ministres Henri Djombo et Rosalie Matondo, ainsi que des techniciens des travaux publics, Clément Mouamba pense qu’en cette période de crise économique, il faut préserver l’existant. D’où la nécessité d’inscrire ce projet dans le programme d’entretien routier 2018-2019 consistant à la réparation des routes sur l’ensemble du territoire national.

« Nous avons fait les calculs au niveau national, lorsque nous voulons élaguer toutes les routes du pays qui sont dans ces conditions, les évaluations nous mènent à plus de vingt milliards FCFA par an, et pourtant il faut nettoyer les routes. L’Etat doit s’y employer, puisque nous constatons que le goudron en bas est bon, mais la route se ferme, la nature prend le dessus », a Infrastructures routières : l’état du tronçon Impfondo-Epéna inquiète le gouvernementindiqué le Premier-ministre.

Selon le chef du gouvernement, la responsabilité incombe tout d’abord à l’Etat mais dans d’autres pays, la gestion des routes est parfois confiée au secteur privé, car il s’agit d’une activité économique. « Les mêmes routes sont économiques, il y a des emplois, nous allons construire les péages pour que cet argent serve à entretenir la route. Donc, l’Etat est au centre, soit par ses propres moyens, soit par des moyens indirects liés à certains partenaires qui pourraient s’intéresser. Dans un premier temps, je crois que nous sommes particulièrement interpellés pour que cette réparation se fasse, puisqu’il y a, de fois, des accidents qui se produisent du fait qu’il n’y a pas de visibilité sur la route », a conclu Clément Mouamba, rassurant les autorités locales et la population que des leçons seront tirées pour prendre de bonnes décisions. 

Légendes et crédits photo : 

Une vue de la route Impfondo-Epena ; le Premier-ministre et sa délégation accueillis au village Boleké ; crédit photo/DR

Source : adiac-congo.com

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