Infrastructures : la route Djambala-Lékana en cours de réhabilitation

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Les travaux de réaménagement du tronçon, long de 42 km, sont estimés à 823 291 300 millions FCFA par la société Sipam, en charge du chantier, pour une durée de trois mois.

Menacée de coupure par l’érosion, au poste kilométrique (PK) 20, la route Djambala-Lékana est en passe d’être remise en l’état depuis le 4 septembre. « Nous avions ici un grand ravin. Il nous a fallu 35 000 m3 de terre pour remblayer cette érosion. L’entreprise vient de démarrer avec le curage des ouvrages d’assainissement », a renseigné Sohail Sakhi, chef de projet de la société Sipam. Un projet salutaire pour le sous-préfet de Lékana, Alphonsine Akobe. « Faire la route Lékana-Djambala en aller-retour était un véritable casse-tête », affirme-t-elle l’âme abattue.

Route déchaussée, nids de poule, boue, la route Djambala-Lékana est pour ses usagers un calvaire où se mêlent secousses et enlisement des véhicules, surtout en période de pluie. A certains endroits, la chaussée est quasi inexistante. Ici, seule la couche épaisse de terre jaune qui meuble la route est remarquable. A côté, la végétation colonise petit à petit la voie.

« Sur ce tronçon il y avait deux ravins, le premier avait déjà été comblé par la société Escom et c’est celui du PK 20, qui menaçait fortement de couper la route Djambala-Lékana. On a demandé aussi à la société Sipam de faire en sorte qu’elle retrouve, dans cette section des 42 km, son profil en long, en faisant des travaux de cantonage mixés, une partie mécanisée, une autre manuelle afin qu’on retrouve tous les ouvrages d’assainissement ayant fait obstruction au bon ruissellement des eaux », a expliqué Charles Darius Nzamba Bouveka, directeur du désenclavement et des aménagements routiers. Un arrangement qui ne laisse pas indifférents Maurel Mamonome et Pascal Ndzengoua, tous deux habitants du village Lampama. Ils espèrent subvenir aux besoins de leurs familles respectives à l’approche de la rentrée scolaire.

Les travaux consistent à boucher l’érosion au PK 20; curer les ouvrages d’assainissement construits par la société Razel (1982-1987) et Tabet (1992-1997);  nettoyer les abords de l’ouvrage et revêtir cette route de latérite. « Un gisement de latérite a été trouvé au village Olélé dans le district de Lékana », a fait savoir Euloge Mbani, chef de mission de contrôle des travaux de la route nationale 8 sur le tronçon Djambala-Lékana. « Cette route s’est vraiment dégradée au niveau de Lampama, parce qu’ici, il y a un système d’assainissement conséquent pour conduire les eaux jusqu’à la rivière. Comme les caniveaux étaient obstrués soit par le sable soit par les herbes, les eaux de pluies se déchaînaient sur la route, ce qui a créé des ravins. Nous attendons que les caniveaux et les buses sous chaussées soient mis à découvert pour constater le problème de canalisation des eaux de pluies. Une fois l’assainissement réglé, nous devons passer aux travaux de chaussée, afin que ce tronçon retrouve sa couche de base en matériaux latérite », a poursuivi Charles Darius Nzamba Bouveka, en mission de suivi et de contrôle.

« Au PK 12, la route est fortement dégradée à cause des ouvrages d’assainissement qui n’étaient plus fonctionnels », a noté Laurent Assombo, directeur du contrôle technique au BCBTP. Ces travaux, bouchés par manque d’entretien, sont pour la plupart en bon état. « L’opération consiste à mettre à nu tous ces ouvrages, voir lesquels il faut restaurer mais nous constatons que la plupart sont en bon état. Si on résout le problème de l’assainissement, on règlera aussi celui des érosions », a-t-il lâché en substance.

Pour rétablir la circulation, une partie de la route sera mise hors service pendant un moment, a-t-il dit, afin de permettre le bon déroulement des travaux. Une voie de contournement sera créée, à 27 km de Djambala, pour mieux effectuer les ouvrages de réhabilitation.

Lors du plan quinquennal, les travaux de cette voie, autrefois appelée la route préfectorale n°26 (Ngo-Djambala-Lékana), étaient confiés à la société Razel. Pour des raisons non élucidées, ils ont été arrêtés au niveau de Lampama. Dans les années 1993-1997, la société Tabet a pris le relais avec la construction du tronçon Lampama-Ngolokila-Lékana, long de 15 km.

En date du 17 août dernier, le gouvernement a signé un protocole d’accord avec l’entreprise Sipam bois, au titre des compensations des taxes forestières.

Légendes et crédits photo : 

Photo: Un engin ouvrant les abords de la route Djambala-Lékana

Source : http://www.adiac-congo.com/

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