Industrie minière : des solutions intermédiaires pour réduire le déficit énergétique

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Le déficit énergétique de plus de 2 000 mégawatts plombe l’essor de l’industrie minière en RDC. Tous les opérateurs miniers et experts sur secteur de l’énergie sont unanimes sur le fait qu’il n’y a que le Grand Inga qui peut durablement satisfaire à cette demande. En attendant, il est impérieux d’aller vers des solutions intermédiaires vu que le besoin en énergie ne fait que s’accroître.

Cette problématique était au centre des échanges du deuxième Panel de DRC Mining Week, ce 19 juin 2019 à Pullman Hotel Karavia de Lubumbashi.

Quatre intervenants ont proposé de solutions dans ce débat conduit par le président de la FEC/Grand Katanga, Eric Monga.

La première solution intermédiaire, c’est le projet LUENA de la Gécamines. Il a été présenté par Dieudonné Nduwa. Ce projet offre 540 mégawatts en deux phases. Les études de faisabilité sont déjà achevées et l’étape suivante consistera à la construction proprement dite. Cependant, explique l’orateur, il se pose un problème de financement. D’où, son appel lancé aux partenaires financiers pour s’impliquer dans cet investissement.

Deuxième solution, AEE Power présenté par Guy Martial Nezou, son directeur régional en RDC. AEE Power est un entrepreneur à l’échelon international spécialisé dans le secteur de l’énergie et orienté vers les pays en voie de développement. C’est l’une de deux entreprises est dans le projet Inga 3.

Cette entreprise a signé un contrat de partenariat public privé avec la SNEL en 2016. Ils ont identifié trois centrales hydroélectriques à construire avec une capacité de 240 mégawatts alors que le besoin s’évalue à plus de 250 MW.

La troisième cible le recours à une solution hybride : centrale hydroélectrique et thermique. Andy Sambwe de Kibali Gold Mine a partagé à l’assistance leur expérience pour pallier au déficit. Cette société minière s’est lancé dans la construction de quatre centrales hydroélectriques.

La quatrième solution a été présentée par Vika Dipanzu, ancien directeur général de la SNEL. Lui propose plutôt l’importation du courant électrique à partir de Congo-Brazzaville où ils importent déjà 300 mégawatts avec la société qu’il dirige, Katanga Energy.

Jusques là, a-t-il indiqué, ils desservent 180 mégawatts et ils ont un excédent de 120 mégawatts qu’ils réservent aux potentiels clients.

Autant ces solutions intermédiaires parmi tant d’autres sont salutaires à l’industrie minière, autant l’Etat congolais devrait encourager les privés à investir dans le secteur de l’énergie.

En rappel, la politique du Gouvernement consiste à amener la RDC, d’une part, à commercialiser et à exporter les produits miniers marchands à grande valeur ajoutée et, d’autre part, à promouvoir l’installation des industries de manufacture pour la transformation locale des produits miniers marchands, afin de permettre au peuple congolais de tirer réellement profit de ses richesses.

Source: http://www.mediacongo.net/

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