Impunité : 1er fléau national à éradiquer !

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Depuis son investiture comme chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi ne cesse de marteler, dans ses messages au pays comme à l’étranger, qu’il va livrer un combat sans merci aux antivaleurs qui ont conduit le pays au bord du gouffre, au terme de plusieurs décennies de gouvernance calamiteuse. Il a pris coutume d’épingler l’impunité, la corruption, la fraude, la concussion, le trafic d’influence, les détournements des deniers publics, l’abus des biens publics, le goût du moindre effort, etc.

Lors de ses visites d’information et de travail à Lubumbashi, Kasumbalesa, Goma, Beni, Kalehe, Boma et Kisangani, il s’est voulu insistant sur sa détermination à commencer par tordre le cou à ce qu’il considère comme le fléau national numéro 1, nous avons cité l’impunité. Le président de la République part du principe que s’il veut obtenir l’élimination de toutes les antivaleurs qui gangrènent la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays, il lui faut gagner avant tout la bataille de la lutte contre le mal principal.

Car si la tolérance-zéro est appliquée à la lettre et que tout le monde se met à l’école du service public à rendre aux autres sans contrepartie autre que son salaire amplement mérité, le pays va assister, à la disparition rapide de la corruption, de la concussion, de la fraude, du trafic d’influence, de l’abus des biens publics, des détournements des deniers publics, du goût du moindre effort.

Seule la fin de l’impunité pourrait contraindre le ministre, le sénateur, le député national, le membre d’un cabinet politique, l’animateur d’une institution d’appui à la démocratie, le magistrat, le douanier, le policier, le soldat, l’agent de renseignement, le fonctionnaire, le député national ou provincial, le serviteur de Dieu… à se mettre au service de la collectivité nationale, à ne pas confondre les fonds et les biens publics avec le « ligablo » personnel ou familial, ne pas abuser de sa position politique ou sociale pour nuire, à respecter les lois et règlements de la République.

Bref, grâce à la fin de l’impunité, un nouveau Congolais et un nouveau Congo pourraient germer des terres de nos ancêtres. C’est le lieu de saluer, à ce propos, des signaux forts déjà donnés dans ce sens par le chef de l’Etat, tels le reversement du reliquat de ses frais de mission au Trésor public au terme d’un voyage à l’étranger, ses voyages à l’intérieur du pays dans un vol régulier de la compagnie nationale et en classe économique, la suspension voire la révocation de certains ministres, mandataires publics, officiers supérieurs de l’armée et de la police coupables d’actes indélicats.

C’est dans ce cadre qu’il faut également situer la leçon publique de transparence dans l’utilisation des fonds publics qu’il est en train de distiller à toute la Nation à travers le financement, avec peu de moyens, d’importants travaux de modernisation et de réhabilitation des infrastructures de base sur l’ensemble du territoire national.

La visibilité de son « Programme d’urgence de 100 jours » est indiscutable, contrairement à ce qu’on avait connu dans un passé récent tels que les « Cinq chantiers de la République » et la « Révolution de la Modernité », restés de slogans creux pendant 12 ans, ou encore dans un passé lointain avec la « Révolution-comparaison », un slogan tout aussi creux claironné sur tous les toits par les « Mobutistes » pendant 32 ans.

Cette fois au moins, les lignes sont en train de bouger aux plans politique, sécuritaire, financier, économique et social. Le vœu de tous est que le peuple trouve réellement son compte dans le changement de gouvernance au sommet de l’Etat. Et comme lampe-témoin à laquelle le souverain primaire invite le chef de l’Etat à se référer constamment, il y a la pertinente devise de son défunt père, Etienne Tshisekedi : « Le peuple d’abord ! » Il faut espérer qu’il ne va pas changer de cap, comme il a encore réaffirmé à Kisangani sinon, il faut mettre une croix sur la renaissance du grand Congo comme puissance économique et industrielle au cœur de l’Afrique.

Source: http://www.mediacongo.net/

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