Implémentation de la CPSN à travers les institutions pour le développement de la RDC

0

Il est possible aujourd’hui pour chaque travailleur salarié de bénéficier des services sanitaire, nutritionnel et générer des activités si tous se mettent d’accord pour la promotion des caisses pilote de solidarité nationale à travers leurs institutions respectives

Le modèle de financement pour la protection sociale est le résultat à mi-parcours d’une expérience menée au sein du Programme national d’appui à la protection sociale, à partir d’un questionnement : Comment organiser la solidarité nationale entre les travailleurs salariés, les travailleurs et les personnes sans revenus.

Partant du postulat « qu’il est possible, dans les conditions qui sont nôtres d’organiser des prestations entre travailleurs salariés et personnes sans revenus », le directeur du Programme national d’appui à la protection sociale a fait savoir qu’il nécessite, pour y parvenir, de rassembler des fonds à partir des cotisations des membres à déposer dans une caisse appelée Caisse pilote de solidarité nationale.

Après plusieurs craintes et doutes, le modèle de financement adopté a prouvé son efficacité  au sein du Programme national d’appui à la protection sociale (PNPS) chapeauté par le ministère du Travail, Emploi et Prévoyance sociale que son initiateur le professeur Manzambi Kuwekita qui voit en ce système un modèle de développement souhaite l’élargir dans toutes les institutions afin de promouvoir le bien-être social qui demeure la grande préoccupation dans un pays potentiellement riche où la population vit pourtant dans la précarité, soit 1$ par jour, en dessous du seuil de pauvreté selon la Banque mondiale.

Le directeur général de l’Institut supérieur des techniques médicales, ISTM.

Présenté ce jeudi 4 octobre au DG, comité de gestion et professeurs de l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) à Kinshasa, le professeur Manzambi a affirmé avec dextérité que si « l’ISTM adhère à ce modèle, janvier 2019 sera déterminant. Les professeurs bénéficieront déjà de prestations primaires ». Ces derniers devront s’impliquer pour la réussite du modèle. L’inclusivité est de mise pour y parvenir car répondre à un besoin social est l’affaire de tous. Au PNPS où l’expérience est en cours, les employés, renseigne le professeur Manzambi, ont bénéficié de la prestation « rentrée scolaire » à la satisfaction de tous.

Comité de gestion de l’ISTM

Comment organiser la solidarité nationale ?

Rappelant que le PNPS est bâti sur le service technique et social de l’Etat créé par le chef de l’Etat, le Programme est soutenu par deux arrêtés ministériels. Celui portant création de la Caisse pilote de solidarité nationale (CPSN) et celui portant fixation des montants de cotisations du PNPS à la CPSN.

La réalité, renseigne le professeur Manzambi est que chaque travailleur selon ses revenus est soumis à un montant fixe à payer ; le cadre paye une cotisation plus importante que le huissier. Cependant, tous bénéficient d’une même couverture  lors de prestations ; la répartition est équitable.

80 % des montants de cotisations sont affectés à la protection sociale et 20 % au fonctionnement du système. Dans ce lot, 70% des montants de cotisations financent le projet en soi et 30 % couvrent les prestations sociales, à savoir : mutualisation contre la maladie, soins de santé, médicaments.

Cette année, les employés ont bénéficié d’une allocation « rentrée scolaire », se réjouit le professeur.

Pour les personnes sans revenus

Poche la plus importante, le PNPS est arrivé à créer de l’emploi pour 50 personnes dans un marché de la commune de Bandalungwa. Ces derniers versent une cotisation à la CPSN dont 6 % sont orientés vers la caisse santé. A leur tour, ils ont reçu une allocation rentrée scolaire.  

Selon le professeur Manzambi, aborder en premier lieu les institutions universitaires part des missions qui sont leurs, c’est-à-dire l’enseignement, la recherche et le service à la communauté.

Pour ce faire, il souhaite soumettre l’initiative au ministère de tutelle, afin de maximiser la réussite du Programme selon qu’il affirme qu’ « il est possible par le modèle de financement de la protection sociale de faire fonctionner de façon optimale les services de l’Etat, même en situation de crise économique sévère ; toutes les CPSN verseront à leurs tours des cotisations en direction de la Caisse principale, des recettes pour le Trésor public ».

Docteur en sciences de santé publique de l’Université de Liège où il est aussi professeur à l’instar de l’Unikin et l’ISTM, le professeur Manzambi Kuwekita Joseph a rendu public ce travail en 2013 en Algérie puis repris en France. Il soutient le modèle de financement pour la solidarité nationale entre travailleurs, travailleurs et chômeurs qu’il veut consolider dans le système congolais à travers le Programme national d’appui à la protection sociale en vue d’améliorer la vie des populations.

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire