Hygiène : l’Unicef encourage le lavage de mains au savon dans des écoles

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La célébration en différé de la Journée mondiale de lavage de mains a donné lieu, le 19 octobre, à la remise officielle des dispositifs d’hygiène à l’école de Kintelé fleuve, dans la banlieue nord de Brazzaville.

Célébrée depuis le 15 octobre 2008, la Journée mondiale de lavage des mains a pour but de sensibiliser le grand public à laver les mains au savon avec de l’eau propre. En effet, ce geste si simple est l’un des moyens les plus efficaces et les moins coûteux pour prévenir les diarrhées et les pneumonies chez les enfants. Au Congo, cette journée a été organisée par l’Unicef, en partenariat avec le ministère de l’Energie et de l’hydraulique et celui de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Une occasion pour le chef du programme survie de l’enfant à l’Unicef, le Dr Hermann Boris Didi Ngossaki, de remettre officiellement des dispositifs de lavage des mains au conseiller technique du ministre en charge de l’éducation de base, Nicolas Toumbou. « Nous croyons que les enfants sont les acteurs de changement. Vous qui avez le rôle de l’éducation, un enfant qui est éduqué, c’est une société qui est éduquée. Les enfants qui vont apprendre ces bonnes habitudes vont les transposer dans leur communauté, leurs ménages. Ils devront informer leurs familles. Il faut que ces gestes qui sauvent soient déjà appropriés à leur niveau », a lancé en substance le délégué de la représentante de l’Unicef au Congo.   

Le thème de cette année, « Mains propres : une recette pour la santé »,  a mis l’accent sur le lien vital entre lavage des mains et nutrition pour une bonne santé. Selon l’Unicef, le lavage des mains est un élément important de la sécurité alimentaire, de la prévention des maladies et de la lutte contre le retard de croissance des enfants.

Pour faire de ce thème une réalité au Congo, l’Unicef met en œuvre le projet McGovern-Dole pour la construction de dispositifs de lavage des mains dans les écoles de plusieurs départements sur une durée de cinq ans. Ainsi, pour l’année scolaire 2018-2019, deux cent quatre dispositifs de lavage des mains seront installés dans soixante-huit écoles de la Likouala et de la Lékoumou. Des clubs d’hygiène scolaire, composés d’élèves, seront mis en place et un appui à l’organisation des séances de lavages des mains sera apporté.

Des statistiques qui renseignent

Le directeur de l’Enseignement primaire, Raphaël Wando, a, quant à lui, rappelé que l’école est un des lieux par excellence où il faut poser des gestes qui sauvent le  jeune enfant. Car, ce que le maître a dit est et demeure une vérité inébranlable. C’est ainsi qu’il a exhorté les élèves et enseignants du Congo à assurer le relais de cette flamme qui venait d’être allumée à Kintelé fleuve.

« Je vous instruis que cette semence dont vous êtes les heureux bénéficiaires cette année doit avoir des répercussions positives sur chacun de vous et autour de vous par la pratique quotidienne du lavage des mains au savon. Chers enseignants, profitons-en pour initier nos enfants au lavage régulier des mains au savon, aux moments clés, avant et après  le repas, au retour des selles ou après toute action jugée  souillant », a invité Raphaël Wando, précisant que cette pratique quotidienne mettrait tout le monde à l’abri de beaucoup de maladies.

D’après une analyse récente réalisée par la direction générale de l’hydraulique en 2017 avec l’appui de l’Unicef, au niveau des écoles, 99% de celles du département de la Lékoumou et 91% du département des Plateaux n’ont pas de dispositifs de lavage des mains. De même, aucune école n’entreprend des séances groupées de lavage des mains.

« C’est possible d’avoir 100% des écoles au Congo avec de l’eau et de l’assainissement d’ici à 2030. Les mains sales tuent mais le lavage des mains à l’eau propre et au savon est un geste qui sauve », a déclaré la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques de Sousa.

Selon l’étude MICS (2014-2015), un endroit réservé au lavage des mains a été observé dans un peu plus de huit ménages sur dix, soit 81%, néanmoins, seulement 49% disposent à la fois de l’eau et du savon ou de tout autre produit nettoyant à cet endroit. Cette étude révèle également qu’au Congo, environ un enfant sur six a eu au moins un épisode de diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, soit une prévalence de 17% et, plus d’un enfant sur cinq (21%) accusent un retard de croissance en 2014-2015. Par ailleurs, les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires font partie des causes principales de mortalité et de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans au Congo.

Légendes et crédits photo : 

La remise officiele du dispositif de lavage des mains; une séance pratique par des élèves /Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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