Hydrocarbures : un coup de projecteur sur la règlementation des moyens de transport du carburant

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La Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Brazzaville a organisé, le 9 novembre, un échange sur la règlementation des produits pétroliers, au cours duquel ont participé des principaux acteurs du secteur.

Le transport et le stockage de matières dangereuses dont l’essence ou le gasoil sont soumis à une réglementation très stricte. Au Congo, c’est la loi n°6-2001 du 9 octobre 2001 régissant les activités de raffinage, d’importation, d’exportation, de transit, de stockage et de transport puis son décret d’application n°2002-234 portant répression des infractions en la matière qui les réglementent.

À l’origine de l’échange sur le transport des produits pétroliers, la Chambre de commerce qui veut sensibiliser le public aux différends liés aux produits pétroliers ainsi que la règlementation. « C’est dans le cadre de ses missions de formation que la Chambre de commerce a initié ce séminaire. La formation s’adresse principalement aux acteurs intervenant dans la chaîne de production, transformation et distribution », a indiqué le secrétaire général de chambre consulaire, Albert Ondongo.

Le carburant, en effet, est un combustible nécessaire pour alimenter divers moteurs. Le principal intervenant de la conférence-débat? l’ingénieur en technologie du traitement chimique du pétrole et des gaz, Gabriel Diazolo Batantou, a expliqué à quel point le carburant est inflammable, toxique, polluant et un mauvais conducteur de courant électrique. Les moyens autorisés pour le transport du combustible sont les pipelines ou oléoducs, la voie maritime, la voie fluviale à travers les barges, la voie ferroviaire ainsi que le transport terrestre par les camions citernes.

Si la quantité transportée de carburant est supérieure à la norme, de plus de trois cents litres pour l’essence et de plus de mille litres pour le gasoil, les prescriptions de transport deviennent contraignantes. Elles concernent le véhicule et sa signalétique, les équipements obligatoires (cales pour le véhicule, signaux d’avertissements supplémentaires, vêtements fluorescents, etc.), les documents à posséder à bord, la formation des conducteurs…

L’intervenant a interpellé les ménages qui stockent des quantités de liquide contre toute mesure de sécurité. Lorsque la quantité est à la norme évoquée, les contraintes sont moins grandes. L’essence devra être transportée dans des récipients homologués et conformes à la loi. Il est donc important, lors de l’achat, de contrôler que ces bidons sont homologués pour le stockage et le transport d’essence ou de gasoil. Surtout, les consommateurs doivent se garder d’utiliser des bidons de récupération, ayant contenu d’autres substances. Ils n’ont pas été prévus pour le transport de carburant et peuvent éventuellement s’avérer inadaptés, voire dangereux, pour cet usage.

Légendes et crédits photo : 

Les participants à la rencontre de la Chambre de commerce

Source : http://www.adiac-congo.com/

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