Hôpital général Adolphe-Sicé: des infirmiers outillés pour la prise en charge de l’hypertension artérielle

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Le personnel soignant du grand établissement sanitaire de Pointe-Noire a bénéficié, récemment, d’une formation en la matière initiée par la direction générale du Centre hospitalier universitaire (CHU)  de Brazzaville, en partenariat avec la Société de cardiologie du Congo (Socarco). 

L’hypertension artérielle, élévation de la pression artérielle au-dessus de 140/90mm Hg, ne cesse de faire des victimes dans le pays. Ce qui nécessite de meilleures dispositions pour une prise en charge effective et efficace et des traitements appropriés. D’où, le renforcement des capacités opérationnelles des infirmiers et infirmières de l’hôpital général Adolphe- Sicé. 

«Tous les services cliniques de l’hôpital général Adolphe-Sicé sont dotés d’appareils à tension. Pendant cette formation, ces services ont été représentés par un certain nombre d’infirmiers et infirmières », a expliqué Gildas Ngoulibi Ofouma, directeur des affaires médicales de cet hôpital. Trois semaines après l’activité, les résultats sont visibles d’après lui.« Les participants ont fait une restitution des informations reçues. Nous enregistrons un peu moins de plaintes, ce qui veut dire qu’il y a un impact positif », a-t-il indiqué.

La formation a été initiée en rapport avec la célébration de la Journée mondiale du cœur. La journée thématique a été placée sous le patronage du Pr Gisèle Kaky Kimbally, présidente de la Socarco, venue de Brazzaville avec sa délégation. L’activité a été axée sur deux thèmes développés par les Drs Paterne Bakekolo et Joseph Makani Bassakouahou du CHU portant sur  » Les risques de d’hypertension artérielle » et « La prise en charge de l’hypertension artérielle » devenue un véritable problème de santé publique au Congo.

Des rappels ont été faits sur certaines notions, notamment les risques d’hypertension artérielle, les facteurs qui disposent à son apparition (diabète, l’obésité, la consommation exercice de l’alcool, du tabac et des graisses et autres), les signes cliniques qui peuvent faire penser à  cette pathologie, les moyens de mesure de  l’hypertension artérielle et les conditions de base à respecter pour la mesurer, ses complications depuis le cerveau avec les accidents vasculaires cérébraux en passant par le cœur, les reins et les vaisseaux périphériques.

Les participants ont été édifiés sur les aspects thérapeutiques de la prise en charge de l’hypertension artérielle qui se fait en deux volets. Il s’agit du volet non médicamenteux donc les mesures hygiéno-diététiques ou conseils diététiques (consommer moins d’alcool, de sel et de graisse, pratiquer l’activité physique pendant au moins trente minutes par jour et cinq fois par semaine et arrêter de consommer le tabac) et le volet médicamenteux qui intervient quand le premier volet ne suffit pas.

Il a aussi été rappelé aux infirmiers les chiffres tensionnels qui sont interindividuels et ne doivent pas aller au-delà de 14 et 9. Pour cela, il a été conseillé le respecter des conditions de mesure (malade au repos, le contexte de stress, la douleur et autres) et les moyens de diagnostic. Cliniquement, le malade doît être interrogé pour connaître ses antécédents, son mode de vie, etc. Les exposés ont été soutenus par des évaluations auxquelles se sont illustrés les participants.

Saluant cette initiative qui a permis de les rendre plus aguerris en matière de prise en charge de l’hypertension artérielle, Carine Makengo, une des infirmières, a plaidé la cause des malades hypertendus à vie. « Si le gouvernement pouvait placer aussi les moyens pour que ces personnes hypertendues qui suivent les traitements à vie bénéficient des traitements gratuits, cela serait une bonne chose car le plus grand problème pour elles ce sont les ressources financières », a-t-elle signifié.

Raoul Chocolat, directeur général de l’hôpital général Adolphe-Sicé, s’est dit satisfait de cette formation qui va permettre de maximiser le rendement de son personnel, dans le cadre de la prise en charge de l’hypertension artérielle mais aussi d’affermir la coopération interhospitalière.  Cette formation s’est déroulée en présence du Dr Arlette Ngouma, chef de service cardiologie du CHU.

 

Légendes et crédits photo : 

Une vue de la salle lors de la formation / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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