Hommage: le sociologue Georges Balandier honoré par la commune de Brazzaville

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Le maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, a dévoilé, le 18 juin à Brazzaville, en présence de l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, et de l’ambassadeur du Congo à l’Unesco, Henri Ossebi, la plaque d’immatriculation de l’avenue débaptisée Georges-Balandier, ex-avenue  Orsi.

La débaptisation de l’avenue qui part du rond-point Poto-Poto (dans le troisième arrondissement) pour le Trésor public, en passant par le rond-point de l’ex-Monoprix, fait suite à une récente délibération lors d’une des sessions ordinaires du Conseil départemental et municipal  de Brazzaville.

Le sociologue et ethnologue français, Georges Balandier, né le 21 décembre 1920 à Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône) est mort le 5 octobre 2016 à Paris. Dans le cadre des mutations du monde contemporain, il a mené plusieurs travaux anthropologiques, démocratiques sur l’instauration des valeurs sociales.

L’acte posé par l’assemblée locale de Brazzaville est une reconnaissance de ses travaux à l’égard de l’Afrique, en général, et  du Congo, en particulier, et renforce la coopération franco-congolaise. « J’y vois un triple symbole, l’hommage rendu au sociologue (…), l’importance reconnue à l’auteur de l’ouvrage « L’Afrique ambigüe » (…) et l’amitié entre la France et le Congo…Une amitié solide et profonde pour les peuples africains…L’hommage qui est rendu permettra de relancer dans la ligne de partenariat avec le Congo, les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur », a indiqué l’ambassadeur de France au Congo,  Bertrand Cochery. Le diplomate a également cité l’étude du sociologue et ethnologue sur les quartiers ouest de Brazzaville ainsi que son texte de sociologie sur la situation coloniale.

Pour sa part, l’ambassadeur du Congo à l’Unesco a rappelé le  parcours africain et l’exigence intellectuelle de l’illustre disparu. « Il est passé par Dakar, la Mauritanie, la Guinée et a atterri à Brazzaville en 1948. À partir de Georges Balandier, il n’était plus possible de parler de l’Afrique dans les mêmes termes que par le passé. En 1952,  il boucle le manuel de sociologie de l’Afrique noire. Tout ce qui passe par Brazzaville est un symbole fort : le changement social…Il a ouvert l’institut d’études Centrafricaines en sciences sociales… », a reconnu Henri Ossebi.

Signalons que Georges Balandier rappelait, entre autres, qu’: « Aucune société n’échappe à la nécessité de se produire elle-même sans répit, sous la contrainte de sa propre imperfection et de l’évènement ».

Mort à l’âge de 95 ans, il a occupé  d’importantes positions institutionnelles dans le champ français de la recherche en sciences sociales au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Légendes et crédits photo : 

Les oficiels devant le buste du sociologue Georges Balandier

Source : http://www.adiac-congo.com/

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