Haut-Katanga : candidat au gouvernorat, Coco Jacques Mulongo promet de de n’œuvrer que pour le développement de la province (Interview)

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Il fait partie de cinq candidats dans la course au gouvernorat pour la province du Haut-Katanga. Député national élu de Lubumbashi, Coco Jacques Mulongo de l’Udps/Tshisekedi veut à tout prix donner le meilleur de lui afin de redonner une nouvelle image à la riche province du Haut-Katanga, une province abandonnée à son triste sort.

Au sujet du scrutin de ce vendredi 15 mars, le candidat de « Cap pour le changement » reste confiant, car, pour lui, seules l’économie et la bonne gouvernance demeurent les aspects les plus importants pour le développement de la province. Interview.

MCP : Lors de vos derniers échanges avec le président de la République, les notables katangais ont déposé un plaidoyer à ce dernier, par rapport à la situation actuelle du Katanga. Et dans sa réponse, le président Félix Antoine Tshisekedi mentionne que l’état actuel de cette province incombe à ceux qui l’ont géré. Et vous en tant que futur gouverneur quels seraient vos défis ?

Coco Mulongo : Le président de la République a dit quelque chose de très important qui donne l’espoir: le Katanga a été mal géré, il a toujours été considéré comme le poumon de la RDC. Pour moi si cette province était bien gérée, elle serait le poumon de l’Afrique. Ça donne de l’espoir déjà, le fait d’ entendre le président reconnaître la mauvaise gestion de notre province. Il ne suffit seulement pas de gagner de l’argent, il faut aussi arranger d’où provient cet argent. Moi en tant que gouverneur, je tenterai de remettre les choses en place par rapport à la gestion minière et diversifier l’environnement minier. Les trois pourcents doivent être payés par les entreprises minières pour permettre le développement de ceux qui vivent aux alentours.

Pensez-vous que votre élection en tant que gouverneur de la province appartiendrait à la notabilité katangaise ?

Je pense que c’est aussi un élément important. Le peuple ne respecte seulement pas par hasard, mais aussi grâce à notre appartenance. Nous avons travaillé durement. Bientôt 13 ans que je suis actif dans la politique. Je pense que j’ai un nom par rapport à ce que mon père a fait pour ce grand Katanga. Mon appartenance à l’Udps comme étant un grand parti qui n’a jamais pris les armes, un parti qui a lutté durant 37 ans, est aussi un élément important. Mon souci, c’est surtout résoudre les problèmes de la province. Aujourd’hui, les gens ne voient que les mines, mais nous, nous avons de nouvelles ambitions, notamment l’agriculture, créer les industries afin de permettre aux jeunes d’avoir au moins d’emplois.

Qu’est-ce que justifie votre candidature ?

Le développement de l’économie ! Ce qui fait grand un pays, c’est d’abord l’économie. On a commis d’erreurs dans la gestion de notre pays se basant plus en politique qu’en économie. Elle est tenue par la force des jeunes. Nous allons travaillons plus sur la jeunesse, elle doit être dans les écoles techniques (créer les écoles des métiers). Aujourd’hui on a plus de bons menuisiers, moins encore de bons maçons, parce que ces écoles sont quasi inexistantes. Nous devons aussi soutenir la culture, vu que nous avons des dons chez nous.

Et vos premiers défis une fois élu à la tête de la province du Haut-Katanga ?

Mon premier défi, sans vous mentir, sera basé sur le social. Je viens d’un parti politique qui a beaucoup prêché sur le social, on n’a pas droit à l’échec. Les premiers sont : la santé, l’éducation et l’hébergement, comme partout au monde le meilleur défi pour toud, c’est le ventre. Amener au moins les gens à manger 3 fois par jour et pour y arriver, il faut développer les infrastructures.

Quelles sont impressions autour de la notabilité katangaise de Mr Forest qui fait la polémique ?

Les gens commettent d’erreurs dans leur propre façon de définir un « notable », les gens pensent que pour devenir notable katangais, il faut nécessairement être originaire du Katanga. C’est très faux ! La notabilité, c’est pour ceux qui ont œuvré pour le développement de notre province. D’ici 4 ans, le groupe Forest va totaliser 100 ans. Alors, pourquoi ne pas permettre à cette personne de rencontrer le président de la République? Je pense que la notabilité doit être bien définie.

Avez-vous un message particulier pour les députés provinciaux qui vont vous élire ?

Je considère que les députés provinciaux comme les gens qui ont la confiance de tout un peuple. Les députés sont Congolais et moi, je vais vers mes frères congolais. Je leur demande de me faire confiance pour le développement de cette province. Je ne vais pas au niveau de regroupements politiques, ni au niveau des tribus, je demande aux députés provinciaux de me voter par confiance, de me donner une chance pour changer les choses.

Source: http://www.mediacongo.net/

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