Guinée Equatoriale : rentrée parlementaire sans l’unique député de l’opposition

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Dominé à 99% par le parti présidentiel et sa coalition, le parlement équato-guinéen a été installé, le 13 janvier, sans l’élu de Citoyens pour l’innovation (CI), Jesus Mitogo Mitogo Andeme, qui se trouve en prison depuis le 28 décembre, a-t-on appris de l’opposition guinéenne.

 

« Comment pouvons-nous être au parlement alors que notre député est détenu », a déclaré Gabriel Nse Obiang, le leader de Citoyens pour l’innovation, le parti de l’opposition qui n’a pas participé à la cérémonie d’ouverture des premières sessions parlementaires. « Notre député élu est en prison et bien torturé pour avoir battu campagne, c’est pourquoi le parti a décidé de ne pas être à la cérémonie », a-t-il expliqué.

L’opposition équato-guinéenne avance que Jesus Mitogo Motogo Andeme a été arrêté avec une cinquantaine de militants mi-décembre, ce que Malabo n’a pas jusqu’à ce jour confirmé. Et les médias publics n’ont pas non plus fait écho de ces arrestations présumées.

En ce qui concerne l’ouverture des premières sessions parlementaires, notons que les députés et sénateurs présents ont effectivement prêté serment devant le président Obiang Nguema. A cette occasion, le chef de l’Etat est revenu dans son discours sur les récents événements dans le pays, ceux concernant un coup d’Etat manqué, dont les autorités avaient annoncé, le 3 janvier, l’avoir déjoué. Le président a notamment assuré que cette action a été « promue par les assassins employés au service du terrorisme international organisé depuis l’extérieur avec la complicité d’un groupe de marionnettes qui considère la Guinée Equatoriale comme un gâteau qui doit satisfaire leurs ambitions ».

Pour les dirigeants équato-guinéens, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu, le 24 décembre, attaquer le président Obiang Nguema, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo, à une cinquantaine de kilomètres du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Cameroun.

« La stratégie » de la tentative de coup d’Etat a été organisée « sur le territoire français », avait déclaré, le 10 janvier, Agapito Mba Mokuy, ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, précisant que cela n’avait « rien avoir avec le gouvernement français ».

Le 2 janvier, le président Obiang Nguema, qui dirige le pays depuis 1979, avait dénoncé une guerre en préparation contre son régime. « Ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir », avait-il déclaré, sans citer les instigateurs présumés du putsch.

 

 

Source : adiac-congo.com

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