Grogne sociale : plusieurs dossiers sur la table du chef de l’État

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Tensions dans des entreprises et services de l’État ; les magistrats réclament l’amélioration des conditions de travail ; des syndicats de l’EPSP et de l’ESU menacent…

Il n’y a pas un seul secteur de la vie nationale en RD Congo qui échappe aux problèmes d’arriérés de salaires, impaiement ou amélioration des conditions de vie et de travail.

L’arrivée au pouvoir du nouveau président de la république, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, passe pour le moment comme un élément déclencheur de ces grognes sociales, surtout pour tous ces cadres et agents de l’État qui donnent l’impression d’avoir été longtemps muselés, et trouvent maintenant l’occasion de revendiquer leurs droits auprès de l’État.

Ainsi, face à cette situation sociale tendue qui se généralise, il y a de plus en plus des dossiers de réclamation et revendication sur la table de ce nouveau président de la république. Nombreux sont ceux qui se posent la question de savoir avec quel dossier le président Félix A. Tshisekedi va-t-il s’attaquer pour donner des réponses à ces revendications, du reste normales, de ces nombreux Congolais.

Des entreprises de l’État devenues pour la plupart des canards boiteux, des services publics à l’état de délabrement très avancé, la situation des enseignants très précaire ainsi que celle de certains magistrats qui réclament aussi son amélioration, la tâche paraît très difficile pour le successeur de Joseph Kabila dont on accuse le régime d’avoir tout mis à genou dans le pays.

Devant cette situation sociale implosive, les acteurs sociopolitiques de l’ancien régime doivent être souples dans leur majorité parlementaire qu’ils ne cessent de réclamer chaque jour, pour accepter les nouvelles orientations du nouveau chef de l’État tendant à relever le pays qui a connu une profonde descente aux enfers.

Outre les grognes dans des entreprises et services de l’État, des magistrats viennent de réclamer l’amélioration des conditions de leur travail, sans oublier les syndicats des enseignants de l’EPSP et de l’ESU qui ont adressé leurs mémos au chef de l’État. Les prochains jours risquent d’être déterminants, surtout avec la mise en place très attendue du gouvernement pour savoir si les préoccupations soulevées par des nombreux corps vont être prises en compte.

Source: http://www.mediacongo.net/

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