Grand Inga : bientôt la finalisation du projet

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La rencontre, le 10 août à Kinshasa, entre le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, et son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, a permis de souligner les avancées positives dans les négociations en cours. Toutefois l’on note de plus en plus de réactions au niveau des deux parties pour une accélération du processus devant permettre de lancer le Grand Inga.

L’on reparle encore du Grand Inga, un méga-barrage de quarante gigawatts érigé sur le fleuve Congo qui fournira deux fois la production électrique du barrage des Trois gorges en Chine, actuellement la plus grande centrale hydroélectrique au monde. Le grand Inga aura la capacité de satisfaire au moins 40 % des besoins énergétiques du continent africain. Le 10 août, les deux chefs d’Etat ont « salué » les avancées positives dans les négociations enclenchées depuis un certain temps. Mais cinq ans après le démarrage du processus politique, le projet semble bien avoir pris du plomb dans l’aile. Il y a eu, le 6 avril dernier, un rejet du projet de loi sur le Grand Inga par l’Assemblée nationale, au motif que ce projet relevait du cadre règlementaire et non législatif. Le parlement a invité les autorités du pays à se référer justement à la loi sur l’électricité votée en 2014 pour ce projet.  Jusque-là, il n’y avait pas eu de réaction officielle des dirigeants sud-africains avant ce tête-à-tête entre Kabila et Ramaphosa. Toutefois, il sied de signaler que le passage de flambeau entre Jacob Zuma et son successeur a quelque peu émoussé l’implication sud-africaine, du moins pendant un certain temps. A présent, la politique a repris ses droits car toute remise en question des intentions sud-africaines aurait porté un coup dur à la viabilité financière du projet.

En clair, le débat autour du projet Grand Inga a repris sa place d’antan avec la rencontre entre les deux présidents à Kinshasa. Il y a cinq ans, les deux pays ont signé un traité qui permettait à l’une des parties, en l’occurrence l’Afrique du Sud, d’acheter près de la moitié des 4 800 mégawatts de l’électricité produite par Inga. On le sait, les étapes prévues consistaient concrètement à la signature du contrat de collaboration extérieure exclusive, la création de la société de projet, le bouclage financier, la signature du contrat de concession et enfin le début des travaux. Théoriquement, son érection devait s’étendre sur une période allant de cinq à six ans.

La bonne nouvelle est la tenue prochaine du onzième sommet ordinaire de la grande Commission mixte entre la RDC et la République d’Afrique du Sud. L’on espère que l’occasion sera propice pour reparler de ce projet, même si l’attention du pays est concentrée actuellement sur le processus électoral qui a enregistré de grands rebondissements au cours des derniers jours. A travers ce projet, le site du Grand Inga deviendrait à coup sûr la plus grande centrale hydro-électrique dans l’espace africain et même ailleurs, sous d’autres cieux.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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