Gouvernement Tshibala : le Conseil de sécurité réaffirme la nécessité d’appliquer la résolution 2348

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Dans une récente déclaration, le Conseil de sécurité réclame, sans circonlocutions, la mise sur pied d’un gouvernement véritablement d’union nationale en martelant sur le caractère non inclusif du nouvel Exécutif.

 

Gouvernement Tshibala : le Conseil de sécurité réaffirme la nécessité d’appliquer la résolution 2348Pour l’Organisation des Nations unies, l’inclusivité n’est toujours pas de mise dans l’actuel gouvernement Tshibala publié le mercredi dernier. Cette donne n’a pas été prise en compte dans la composition de l’équipe gouvernementale, constate l’ONU via le Conseil de sécurité qui s’appuie notamment sur la marginalisation d’une frange de l’opposition congolaise constituée du Rassemblement/aile Félix Tshisekedi et du Front pour le respect de la Constitution. Ces deux plates-formes de l’opposition ne sont pas représentées dans ce gouvernement circonscrit essentiellement autour de la majorité présidentielle, de l’opposition signataire de l‘accord du 18 octobre, du Rassemblement de l‘opposition (aile Olenghankoy) et de la société civile. Pour l’ONU, ceci constitue une faiblesse qui risque d’handicaper la suite du processus électoral censé aboutir à la tenue des élections d’ici à décembre prochain.

C’est dans un communiqué publié au lendemain de la publication du gouvernement Tshibala que la Monusco a rendu publique cette déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU qui a tout l’air d’un désaveu. Sans ambages, les quinze membres du Conseil de sécurité réclament plus d’inclusivité au gouvernement Tshibala de sorte à respecter le caractère d’union nationale. Ils en appellent à l’urgence, ou mieux, à la nécessité de « l’établissement rapide et inclusif d’un gouvernement d’unité nationale et du Comité national de suivi de l’accord, l’adoption d’une nouvelle loi électorale et la mise en œuvre intégrale des mesures de confiance établies dans le chapitre V de l’accord du 31 décembre 2016, dont certaines doivent encore être appliquées ». Concernant le volet humanitaire et du respect des droits de l‘Homme dans un contexte de crise sociale persistante, ils exhortent les acteurs politiques congolais à « surmonter leurs différends afin d’atteindre un consensus et s’attacher en priorité à défendre les intérêts et à assurer le bien-être de leur peuple, en faisant prévaloir l’Etat de droit et en faisant preuve de retenue et d’esprit de compromis et de dialogue ».

En somme, pour le Conseil de sécurité, il n’y a pas de salut pour la RDC en dehors de la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016, tel que conclu au Centre interdiocésain, et de sa résolution 2348, qui charge la Monusco d’appuyer la mise en œuvre, sans délai, dudit accord. Ce qui revient à dire que le Conseil de sécurité fait de l’Accord du 31 décembre 2016 une feuille de route essentielle à la résolution de la crise en RDC après le maintien du président Joseph Kabila au-delà de la fin de son mandat. En ressassant sur ce document au lendemain de la publication du gouvernement Tshibala, l’ONU – tout en prenant acte -, apporte de l’eau au moulin de l’opposition radicale pour qui, le nouvel Exécutif national s’est construit en violation de l’accord de la Saint-sylvestre.    

Légendes et crédits photo : 

Le Conseil de sécurité de l’Onu

Source : adiac-congo.com

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