Gouvernance forestière : l’UE propose la mise en place d’un comité interministériel

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Afin de mobiliser les fonds et suivre le déploiement national du Système informatique de vérification de la légalité (SIVL), dans le cadre de l’Accord de partenariat volontaire (APV-Flegt), les ministères de l’Economie forestière, des Finances et du Plan doivent se constituer en comité.

L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en République du Congo, Raul Mateus Paula, a formulé le vœu à l’occasion du dixième comité conjoint de mise en œuvre de l’APV-Flegt, tenu du 5 au 6 juin, à Brazzaville. Une occasion pour les deux parties de suivre les avancées semestrielles et défis à relever dans l’application de cet accord.

« Nous espérons que la signature du décret instituant ce comité pourra intervenir très rapidement », a déclaré l’ambassadeur de l’UE, avant de relever que le groupe pour la prise en charge technique et le déploiement de ce système informatique sur tout le territoire a été déjà formé.

Par ailleurs, pour valoriser à l’échelle nationale et internationale les réalisations et les avancées du Congo dans la mise en œuvre de l’Apv-Flegt, l’UE estime important que le pays finalise les outils de communication, à savoir la stratégie et le plan d’actions.

« Nous constatons que beaucoup a été fait et des efforts restent à faire tout en sachant que nous ne sommes plus loin du bout du tunnel », s’est félicité Raul Mateus Paula.

Au nombre des réalisations accomplies par le Congo, il est souligné l’installation dans le data center du ministère des Finances, le système informatisé de vérification de la légalité. Il s’agit, d’après la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, d’une étape importante dans l’application de l’APV-Flegt et qui exige de chacune des parties des efforts soutenus afin que l’ensemble du système soit fonctionnel.

Suite au retard enregistré dans l’élaboration du rapport annuel conjoint 2018, la feuille de route a été révisée et présentée lors de cette dixième session. Ce document conjoint devra être finalisé et publié dans les plus bref délais, précise l’aide-mémoire de cette édition, signé par l’ambassadeur et la ministre de l’Economie forestière.

« Nous allons vers la traçabilité et l’égalité de la gestion de nos forêts. À cet effet, le but final de cette signature est l’intégration du bois congolais sur le marché européen », a affirmé la ministre.

Rappelons que c’est en 2013 que ce processus a débuté au Congo. Dans la perspective d’améliorer davantage la gouvernance forestière et répondre aux exigences des thématiques émergentes au niveau global, de profondes réformes tant sur le plan institutionnel que législatif ont été entreprises. Un nouveau code forestier, par exemple, a été élaboré et approuvé par le gouvernement. Son examen par le parlement est imminent.

 

 

Légendes et crédits photo : 

Du bois certifié de la CIB

Source : http://www.adiac-congo.com/

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