Gouvernance : Félix Tshisekedi invite les magistrats à rendre « une justice juste et équitable »

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Le chef de l’Etat s’est engagé, le 11 juillet, en inaugurant la première édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption tenue à l’Hôtel du fleuve à Kinshasa, à doter la justice congolaise des moyens conséquents en vue d’obtenir son accompagnement dans le processus d’éradication du fléau.

Le président de la République a participé, jeudi, à la première édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption organisée par l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle, interface de l’Etat en matière de prévention et de surveillance de la corruption. Les travaux de ce forum sont axés sur le thème « Vers l’élaboration d’une position africaine commune sur le recouvrement des avoirs ».

L’allocution du chef de l’Etat aura été, sans doute, le moment phare de ces assises qui amorcent une réflexion plurielle et approfondie sur les moyens d’éradiquer la corruption qui gangrène actuellement la société congolaise. L’occasion était belle pour Félix Tshisekedi de réaffirmer sa volonté de lutter contre ce phénomène en vue de faire triompher les valeurs de bonne gouvernance, pilier incontournable pour atteindre le bien-être du peuple congolais.

Dans son intervention, le chef de l’Etat a martelé sur cet aspect en réitérant son indéfectible engagement « à lutter contre la corruption dans ses divers aspects, notamment la concussion, le détournement de deniers publics, le clientélisme, etc. ». Il en appelle à la mise en commun des énergies et des volontés pour donner un sens à la lutte contre la corruption qui passe pour une des priorités de son quinquennat. « Je crois fermement en la capacité de changement positif de l’homme congolais. A cet effet, conjuguons tous nos efforts, chacun dans son domaine d’activité, afin de vaincre ce fléau de corruption avec toutes les antivaleurs qui lui sont voisines », a-t-il indiqué. « Il est certes difficile et non impossible d’arriver à une génération sans corruption. Il suffit d’y croire et d’y travailler main dans la main pour son éradication à tous les niveaux », a poursuivi le président de la République.                   

L’éradication de la corruption passe nécessairement par l’émergence d’une justice de qualité, impartiale et ayant le sens d’équité. D’où le sévère réquisitoire fait par Félix Tshisekedi à l’encontre du corps judiciaire, précisément des magistrats, qu’il a exhortés à rendre une justice juste et équitable pour lutter contre la corruption. «  Les magistrats doivent rendre une justice juste. Des moyens adéquats seront mis à leur disposition pour ce faire », a-t-il promis, misant sur l’accompagnement du secteur judiciaire dans le processus d’éradication de la corruption.     

A noter que lors du 31e sommet des chefs d’Etat africains sur la lutte contre la corruption, tenue en Mauritanie en juillet 2018, ils avaient appelé à « adopter des mesures pour faire en sorte que les personnalités publiques déclarent leurs biens et que ces biens soient vérifiés ».          

Légendes et crédits photo : 

Félix Tshisekedi à la première édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption

Source : http://www.adiac-congo.com/

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