Gestion des droits d’auteurs en RDC : Vers un éclatement de la SOCODA ?

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Intervenant à une radio périphérique, le 6 juillet dernier, le professeur Yoka Lye Mudaba a brossé la situation générale des sociétés des droits d’auteurs en République démocratique du Congo, tançant par ricochet les maux qui gangrènent ce secteur.

Directeur général de l’Institut national des arts (INA), auteur et dramaturge, cet homme de culture n’a pas caché sa vision sur ce secteur qui ne cesse de patauger.

« En 1986, il y a eu l’édition d’une loi sur les droits d’auteurs et droits voisins. Mais cette loi est dépassée. Entretemps, il y a eu des conventions internationales de l’ANPI, de l’UNESCO sur les différentes vies créatives et il y a eu aussi le principe du folklore. Comment rémunérer le folklore à partir du moment où la rémunération est nominative. Il y a eu aussi l’évolution de mentalité, l’internet, la copie privée. Deuxièmement, c’est la gestion collective de droits d’auteurs, nous étions pionniers parce que rompant avec la tradition qui nous mettait sous la tutelle des institutions belges, nous avons crée la SONECA comme coopérative qui a durée jusqu’aux années 2000/2001 avec les fortunes et les infortunes qu’on connait. Et on a cru qu’il fallait conforter la dimension d’autonomie de la maison de droits d’auteurs en tant qu’une maison de coopérative en créant la SOCODA », retrace t-il.

Aussi du côté de l’Etat, souligne t-il, il ne se rend pas compte qu’il n’a pas suffisamment de confiance de la force de l’autonomie que réclament les artistes. « A un moment donné, nous avions pensé qu’il fallait une société qui pouvait allier les deux. C’est-à-dire une société mixte qui est tenue par les artistes avec un droit de regard des artistes et créateurs parce que ce sont leurs œuvres et toujours avec un œil de l’Etat comme arbitre. L’autre problème, c’est que la gestion de droits d’auteurs multidisciplinaire. La SOCODA a le monopole, est-ce une bonne chose ? Le monopole de la SONECA donne les avantages aux musiciens, peut-être ils sont prépondérants, peut-être ils sont plus en vue encore que ce n’est pas tout à fait vrai parce que de plus en plus, les autres formes d’arts émergent  », avance Yoka Lye.

 » De plus en plus des voix se lèvent, notamment dans les autres catégories artistiques tels que les dramaturges, les littéraires, peintres, les photographes,… pour faire éclater la SOCODA afin que chacun se retrouve dans sa propre sphère. Est-ce c’est faisable ou pas ? Là, on peut aller dans une forme de compromis pour faire une confédération pour que chacun gardant son autonomie relative dans son secteur qu’il y ait, une concertation de confrontation stratégique de différentes formes de structures, des micros structures qui existent. On en est à ce débat là. Mais le vrai problème, au-delà de tout, c’est la gestion : La question de rationalité et discipline managériale  » conclut t-il dans cette intervention radiophonique.

Source : Media Congo

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