Genre : Ucofem publie l’étude sur les freins à la participation politique des Congolaises

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L’Union congolaise des femmes de médias (Ucofem) a publié récemment le rapport d’une étude sur les  » Freins à la participation politique des Congolaises, notamment en période électorale « . 

À en croire la présidente nationale de l’Ucofem, Anna Mayimona Ngemba, cette étude a permis d’analyser les obstacles à la participation politique féminine. « Cette recherche se veut donc être un instrument de sensibilisation  pour encourager les femmes dans leur chemin vers la parité », laisse entendre Anna Mayimona qui a par ailleurs souligné que la participation des femmes en politique reste très limitée avec à peine 10% de représentation au Parlement et 13% dans le gouvernement. 

De son coté, la présidente adjointe de l’Ucofem, Francine Umbalo, note que cette étude spécifique tombe à point nommé, car elle pourra, d’une manière ou d’une autre, enrichir la documentation sur la question liée à la faible participation des femmes aux débats démocratiques.  « Elle servira désormais d’un outil de référence en matière de plaidoyer et de sensibilisation pour l’amélioration de l’implication des femmes en politique, notamment dans le contexte électoral », a-t-elle ajouté.

Pour améliorer la participation politique de la femme congolaise surtout en cette période électorale, la recherche de l’Ucofem formule des recommandations aussi bien aux pouvoirs  publics qu’aux partis politiques ainsi qu’à la société civile. Aux pouvoirs publics, il a été recommandé d’investir dans l’éducation des enfants, en leur proposant les modèles de genre équilibrés et exempts de stéréotypes et,  aux partis politiques, de promouvoir l’égalité en leur sein, à travers un certain nombre d’initiatives, notamment le fait de mentionner l’égalité entre les sexes comme une valeur de base dans leurs statuts. Autre démarche susceptible de promouvoir la parité, l’introduction dans leurs programmes des priorités spécifiques en matière d’égalité du genre. « Les partis politiques devraient aussi garantir une participation équilibrée des hommes et des femmes à tous les organes décisionnels du parti, aux listes électorales et à tous les postes désignés et nommés », a recommandé Anna Mayimona. 

À la société civile, il lui a été recommandé de s’impliquer davantage dans la promotion de la participation politique des femmes à travers ces actions, notamment la sensibilisation des citoyens à l’enjeu du quota dans les listes électorales afin de créer un climat d’opinion favorable au principe de discrimination positive. La société civile devra également multiplier les initiatives d’éducation électorale, particulièrement à l’intention des femmes moins instruites. Il faudra, en outre, engager les femmes dans l’observation du processus électoral.

Dans la sensibilisation de la communauté pour le changement de comportement, les médias sont un partenaire incontournable. C’est pourquoi de l’avis d’Anna Mayimona, les medias devraient multiplier les campagnes de sensibilisation du public à la participation politique des femmes. Ils doivent cibler, pour ce faire, les catégories sociales par des messages appropriés et efficaces. 

Source : adiac-congo.com

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