Francophonie : les économies nouvelles au centre de la réunion des ministres

0

Prévue du 25 au 26 novembre à Paris, la rencontre planchera sur une thématique majeure : « Economies nouvelles : économie bleue, économie verte – nouveaux moteurs de création de richesse, d’inclusion sociale et du développement durable ».

Les assises offriront l’occasion à l’Afrique centrale de mettre en exergue le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, en tant qu’initiative salutaire pour l’environnement et le bien-être de la population. Proposé par le Togo, le thème de cette conférence colle à l’actualité. En témoignent les difficultés économiques auxquelles la majorité des pays membres de la Francophonie est confrontée, en particulier ceux dont les économies demeurent tributaires des matières premières.

Les économies nouvelles ont l’avantage d’être diversifiées, inclusives et reposant sur les bases solides. Dans la capitale française, les ministres de la Francophonie seront amenés à réfléchir sur la façon de promouvoir ce nouveau type d’économies qui sont plus créatrices d’emplois, de valeur ajoutée et moins destructives de l’environnement.  Francophonie : les économies nouvelles au centre de la réunion des ministres

Initiative de la République du Congo en collaboration avec la Fondation Brazzaville pour la paix et la préservation de l’environnement, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo a été annoncé en marge de la COP22 au Maroc en 2016 par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso. Il vise à la fois la préservation des écosystèmes forestiers régionaux et le développement économique des Etats.  

Ce fonds promeut une économie bleue, une exploitation forestière rationnelle et un développement durable et innovant, autour des eaux du majestueux fleuve Congo et de ses nombreux affluents qui arrosent les terres de l’Afrique. Le financement du fonds résultera des subventions renouvelables, chaque année, de 100 millions d’euros, soit environ 65 milliards de francs CFA, assorties des engagements supplémentaires sur le long terme.

Le fonds servira à financer les projets à forte valeur économique et à haute intensité de main d’œuvre. L’on peut notifier, à titre d’illustration, ceux concernant l’entretien des voies navigables ; l’installation des petites stations hydroélectriques et des barrages ; l’amélioration des systèmes d’irrigation des terres ; le développement de la pêche, de la pisciculture et de l’aquaculture ; le traitement des eaux ; le développement de l’éco-tourisme.

Le Bassin du Congo constitue le réseau hydrologique le plus large d’Afrique, nanti de 25 000 km de voies navigables. C’est le second réservoir de carbone de la planète après le Bassin d’Amazonie en Amérique latine. Il représente environ 10% de la biodiversité mondiale.      

L’accord portant création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo a été conclu en mars dernier à Oyo, localité située à plus de 400 km au nord de Brazzaville. Plusieurs délégations ont pris part à la cérémonie de signature de cet accord, notamment de la République du Congo, la République démocratique du Congo, la République Centrafricaine, la Tanzanie, la Zambie, l’Angola, la Guinée Equatoriale, le Burundi, le Cameroun, le Gabon, le Rwanda, le Tchad et le Maroc.

Légendes et crédits photo : 

Le Bassin du Congo, deuxième massif forestier du monde

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire