France : devant le Congrès, Macron annonce la levée de l’état d’urgence « à l’automne »

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Le Président de la République veut également « une réduction d’un tiers » du nombre de députés et sénateurs

Le président Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 3 juillet 2017 devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles qu’il lèverait « à l’automne » l’état d’urgence en France, en vigueur depuis les attentats de novembre 2015.

« Je rétablirai les libertés des Français en levant l’état d’urgence à l’automne, parce que ces libertés sont la condition de l’existence d’une démocratie forte », a déclaré le chef de l’Etat, tout en ajoutant que le Parlement serait appelé à voter des mesures nouvelles pour lutter contre le terrorisme.

Le président français proposera également « une réduction d’un tiers » du nombre de députés et sénateurs, actuellement de 577 et de 348, a-t-il confirmé lundi au Congrès à Versailles.

« Un Parlement moins nombreux, mais renforcé dans ses moyens, c’est un Parlement où le travail devient plus fluide, où les parlementaires peuvent s’entourer de collaborateurs mieux formés et plus nombreux. C’est un Parlement qui travaille mieux », a-t-il justifié.

Par ailleurs, Emmanuel Macron veut « mettre un terme à la prolifération législative » et souhaite que les « textes importants » puissent faire l’objet d’une « évaluation » deux ans après leur mise en application, a-t-il dit lors de son discours.

« Sachons mettre un terme à la prolifération législative », a-t-il dit. « Je crains moi-même dans une vie antérieure d’y avoir participé », a-t-il reconnu.

Insistant sur l’importance pour le Parlement de « réserver de (son) temps au contrôle et à l’évaluation », il souhaite une « évaluation complète », notamment des textes « sur le dialogue social » ou « encore sur la lutte contre le terrorisme » dans les deux ans de leur mise en application.

En outre, le président français a défini devant le Congrès sa conception du rôle du Premier ministre, qui doit « donner corps » au « sens » fixé par le président de la République.

« Le président de la République doit fixer le sens du quinquennat et c’est ce que je suis venu faire devant vous. Il revient au Premier ministre qui dirige l’action du gouvernement de lui donner corps », a affirmé le chef de l’Etat.

« C’est à lui qu’incombe la lourde tâche d’assurer la cohérence des actions, de conduire les transformations, de rendre les arbitrages et, avec les ministres, de vous les présenter », a-t-il poursuivi, à la veille de la déclaration de politique générale d’Edouard Philippe.

Source : Media Congo

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