Forêts d’Afrique centrale : des experts favorables aux pratiques traditionnelles dans les aires protégées

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L’élaboration d’un guide de référence de bonnes pratiques traditionnelles est envisagée par les responsables de la Commission des forêts d’Afrique centrale(Comifac), les éco-gardes et  les délégués des autochtones qui se sont réunis à Brazzaville, les 15 et 16 juillet.

La rencontre qui a mobilisé les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des initiatives pilotes du projet régional GIZ d’appui à la Comifac en faveur des populations autochtones et communautés locales visait  à favoriser l’amélioration des conditions de vie des populations autochtones et de leurs implications dans la gestion durable des écosystèmes forestiers de la sous-région.

Selon l’un des experts de la Comifac, Chouaibou Nchoutpouen, l’implication des communautés autochtones est une solution majeure dans la conservation et protection des forêts. « Il va aussi falloir concevoir le guide de référence de bonnes pratiques car cela favorisera l’amélioration des conditions de vie de ces populations riveraines et leurs engagements dans la gestion des parcs à l’instar du complexe Tri national de la Sangha », a-t- il estimé.

L’initiative en cours permet de renforcer les capacités des communautés locales de mener des activités génératrices de revenus et d’être plus aptes dans les techniques de négociations. À cet effet, les gestionnaires du complexe Tri national de la Sangha (regroupant le Cameroun, la Centrafrique et le Congo) ont été invités à partager leurs expériences sur la gestion participative.    

Les participants sont conscients que la réussite de leur programme dépend en partie de la mobilisation des partenaires techniques et financiers à l’instar de l’Agence de coopération allemande GIZ. Trois options ont donc été choisies pour mobiliser le financement, à savoir les subventions locales à travers la GIZ, la fondation du tri-national de la Sangha et le déploiement sur le terrain de l’équipe de la GIZ afin d’accompagner les communautés concernées.

Enfin, à l’issue des différents échanges, quelques retouches ont été apportées  en vue de mieux cibler les résultats à atteindre ; formuler des activités et indicateurs qui favoriseront l’atteinte des objectifs ; identifier les acteurs de la mise en œuvre de ses activités et définir la structure de gouvernance.

Rappelons que le  but de ce projet à vocation sous- régionale est de vulgariser les connaissances sur la gestion des aires protégées auprès des autochtones.

Légendes et crédits photo : 

– Les participants durant les travaux
– Les participants

Source : http://www.adiac-congo.com/

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