Fonds bleu pour le Bassin du Congo : le Conade écrit au président Sassou et au roi du Maroc

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La formation politique que dirige Moïse Moni Della a félicité, le 8 mai dans une correspondance, le président de la République du Congo pour avoir organisé le sommet de Brazzaville sur leclimat et remercié, dans une autre, le souverain chérifien pour avoir pris part à cette rencontre, signé le document final sanctionnant ces assises et mis son expertise à la disposition du Fonds bleu.

Parti politique à vocation écologiste, Conservateurs de la nature et démocrateurs (Conade) a, en effet, adressé une correspondance, le 8 mai, au président Denis Sassou N’GUesso, l’assurant de son soutien et son encouragement, depuis ses débuts, pour la création du Fonds bleu pour le  Bassin du Congo, « étant donné qu’aucun programme sérieux de gouvernance ne peut passer outre les enjeux climatiques de l’heure ». S’adressant au chef de l’Etat de la République du Congo, Conade a notamment écrit:« Nous vous remercions d’avoir compris que le Bassin du Congo est un don reçu de Dieu certes, mais qui nécessite plus que jamais notre attention et notre apport pour sa protection et sa conservation car, l’avenir climatique et environnemental de la planète entière en dépend  ».

Dans une autre correspondance adressée le même jour au roi du Maroc, le Conade note que ce royaume a toujours été au premier rang dans la lutte contre le réchauffement climatique en faisant preuve, sous le leadership de son roi, d’une organisation sans faille de la Conférence des Nations unies sur le climat. Aussi, ce parti politique a dit profiter de cette occasion pour saluer l’élection du souverain chérifien au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. « Cela prouve à suffisance la confiance et l’estime que l’Afrique porte à votre personne et à votre royaume », a écrit le Conade dans la lettre signé par son président national, Moïse Moni Della.

Le Conade déplore « l’absence très remarquée » de la RDC

Pour Conade, en effet, il était temps pour le monde de reconnaître qu’une partie de son avenir se jouait dans le Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon du monde, dont la RDC est le grand contributeur. Mais, cette formation politique regrette que la voix de ce pays soit inaudible et que sa contribution contre le réchauffement climatique ne soit pas reconnue et rétribuée à sa juste valeur.

Le parti conduit par Moïse Moni Della a, de ce fait, regretté l’absence « très remarquée » de la RDC à ces assises et la non signature par elle du Protocole de la commission Climat du Bassin du Congo.  Une raison de plus d’affirmer, selon le Conade, que les dirigeants actuels de ce pays n’ont pas du tout saisi ni appréhendé les enjeux climatiques auxquels la planète entière fait face actuellement. Pour cette formation politique, en effet, la RDC, dans sa position de grand contributeur du Bassin du Congo, avait besoin des dirigeants plus avertis sur les enjeux climatiques et environnementaux du moment.

Mais, de l’avis de ce parti politique, il était également temps d’exiger l’application stricte du principe « pollueur-payeur », afin de permettre aux pays du Bassin du Congo d’être rétribués au prorata de leur contribution à la lutte pour la stabilisation du climat dans le monde. Le Conade a souhaité qu’à l’avenir, les associations,  partis politiques et autres organisations qui militent pour la conservation de la nature et contre le réchauffement climatique soient associés à de telles assises, afin d’apporter leur contribution, « vu qu’ils sont aussi en première ligne dans ce combat contre le réchauffement climatique ».

Légendes et crédits photo : 

Photo: Le président national de Conade, Moïse Moni Della

Source : http://www.adiac-congo.com/

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